Le Mali , dernières nouvelles

Michel Galy rappelle les forces en présence au Mali :
Mali sous embargo, la réalité: Goïta a 13000 hommes, dont 3000 opérationnels +500 russes.
Barkhane 3000, dont 1200 à Gao, Minusma 12000.. 🙄
Shlomit : on apprend ce soir que 400 autre russes ont atterri au Mali Le Burkina faso a aussi interrompu ss vols vers le Mali

GUERRE D’USURE.

Mali sous embargo, la réalité:Goïta a 13000 hommes, dont 3000 opérationnels +500 russes. Barkhane 3000, dont 1200 à Gao, Minusma 12000.. 🙄

Le bras de fer est engagé entre le gouvernement de transition du Mali, d’une part, la Communauté économique des États de l’Afrique de l’Ouest (Cedeao, regroupement de quinze pays) et l’Union économique et monétaire ouest-africaine (Uemoa), d’autre part.
De guerre lasse sur le chronogramme de sortie de crise que les autorités maliennes prévoient en décembre 2025 avec l’élection présentielle, ces organisations ouest-africaines ont pris le bâton pour contraindre au retour rapide à un ordre constitutionnel normal dans un Mali dont la totalité du territoire échappe encore à l’autorité de l’État.

Ainsi, la Cedeao n’a pas fait dans la dentelle. En dehors de l’embargo sur les médicaments, elle a pris, le 9 janvier, des sanctions économiques et financières qui rappellent étrangement les mesures de représailles contre le gouvernement de Laurent Gbagbo durant la guerre post-électorale:
gel des avoirs de l’État malien dans les banques centrales de la Cedeao,
gel des avoirs des entreprises publiques et parapubliques dans les banques commerciales des pays de la Cedeao, fermeture des frontières aériennes et terrestres,
mise en alerte de l’Ecomog pour une éventuelle attaque contre le territoire malien.

Et ça va passer ou casser.
Car, en dépit des impacts négatifs des sanctions, il aura fallu l’entrée en guerre, aux côtés des forces rebelles, des forces militaires françaises de la Licorne et des Casques bleus de l’Onu, présentes en Côte d’Ivoire à l’effet, officiellement, de s’interposer, pour faire plier l’échine à Laurent Gbagbo, le 11 avril 2011.

Au Mali, le tableau paraît bien différent. Les forces Wagner, comme en RCA, ont déjà pris position pour soutenir l’État malien. Et le gouvernement a immédiatement réagi pour riposter contre ces « sanctions illégales et illégitimes », prises par une Cedeao « instrumentalisée par des puissances étrangères ».

Cette réponse du berger à la bergère comprend le rappel des ambassadeurs maliens dans les quatorze autres pays de la Cedeao, la fermeture de toutes les frontières et la menace d’un retrait de la Cedeao et de l’Uemoa.
Cela suppose donc que les forces Barkhane et de la Minusma, qui ne sont plus en odeur de sainteté, vont être prises au piège. Elles ne bénéficieront plus d’aucun approvisionnement et d’aucune fourniture surtout que la compagnie Air France a suspendu tous ses vols à destination de Bamako.

C’est une guerre d’usure qui va épuiser tous les belligérants. La Cedeao en est consciente, qui appelle au secours l’Union africaine, l’Onu et l’Union européenne qui l’ont appuyée en Côte d’Ivoire. Elle va aussi envoyer une mission en Mauritanie et en Algérie, pays voisins du Mali. Car le port d’Abidjan peut très bien être contourné par Conakry (où règne aussi une transition militaire que la Cedeao ne caresse pas dans le sens du poil), Nouakchott, Alger (qui a des relations assez tendues avec Paris) et faire échouer la politique d’étranglement mise en route.

Par conséquent, c’est le va-tout d’une Cedeao qui, se sachant en perte de vitesse, tape aveuglément du poing sur la table. Mais se plaignant bruyamment des conséquences des pouvoirs dictatoriaux alors qu’elle en chérit les causes, elle joue et sa crédibilité et son autorité.
Ferro Bally
Photo: Le président de la transition malienne, le colonel Assimi Goïta, a reçu, le 5 janvier 2022, une délégation de la Cedeao conduite par l’ancien président nigerian Goodluck Jonathan.

Mali : Vers la nationalisation des multinationales françaises ?

En attendant la confirmation par le communiqué officiel du gouvernement du Mali dans les heures qui suivent, des sources bien introduites nous informent
qu’une réponse aux sanctions de la CEDEAO et à la suspension du vol de la compagnie AIR France est d’ores et déjà sur la table du président malien. Entre autres :
1. Retrait du Mali de la CEDEAO
2. Retrait du Mali de la zone franc
3. Nationalisation des multinationales nationales appartenant aux États membres de la Cedeao et à l’Etat français sur son territoire
4. Adoption d’une langue malienne comme langue nationale.
5. Introduction de la langue russe dans les écoles et universités publiques et privées du Mali
6. Définition de nouveaux accords de défenses avec de nouveaux partenaires géostratégiques.
7. Retrait du Mali de la francophonie.
8. Suspension des partenariats militaire et diplomatique avec la France.
Assimi Goïta l’a bien dit
 » pour la dignité et le respect de la souveraineté du Mali, il est prêt à aller jusqu’au bout », même au prix de sa vie.
Ils ont tué Thomas Sankara, un autre Sankara nous est né.
Soutenons et protégeons le !
Repris chez Armando Le Grand

MESURES DE RÉCIPROCITÉ DU MALI CONTRE LES SANCTIONS DE LA MAUDITE CEDEAO:

Article 1: Le gouvernement malien rappelle tous ses ambassadeurs dans les pays de la CEDEAO et suspend tout dialogue avec les institutions régionales.

Article 2 : Le gouvernement malien ferme ses frontières aériennes et terrestres avec lesdits pays

Article 3 : Le Mali se réserve le droit de se retirer de la CEDEAO dans les jours à venir

Article 4 : Le Mali dénonce un braquage de la CEDEAO et de l’UEMOA avec le gel de ses avoirs

Article 5 : Le Mali dénonce les chefs d’État de la CEDEAO qui selon lui sont « instrumentalisés par des puissances étrangères »

Article 6 : Concernant l’arrivée de force d’attente de la CEDEAO, le Mali la considèrera comme une agression et se défendra. Le Mali appelle ses forces armées et de sécurité, les Maliens de l’intérieur et de la diaspora, notamment les jeunes, a commencé par se mobiliser pour défendre leur patrie

Article 7 : Le gouvernement malien rassure qu’il a déjà pris toutes les dispositions pratiques pour assurer l’approvisionnement régulier du pays

Article 8 : Le gouvernement malien appelle le peuple malien à la solidarité et à la vigilance pour dénoncer tous les traîtres.

Article 9 : Le gouvernement malien invite ses partenaires étrangers fidèles à rester à ses côtés pour défendre sa souveraineté et libérer le Mali…

Article 10 : Le président de la transition Assimi Goita prendra la parole ce lundi 10 janvier pour s’adresser aux maliens »*

Extrait du communiqué du gouvernement malien lu à l’instant sur ORTM1, cette nuit☆

Déja une fissure :
Mali : La Guinée ne se reconnait pas dans les sanctions de la CEDEAO et laisse son territoire ouvert au Mali à tous les niveaux en mettant en évidence la fraternité et sa vision panafricaniste.
Armando Le Grand
Frontalière avec le Mali et lui donne donc aussi accès à ses ports!

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