Centenaire de l’Armistice : la bataille d’un élu pour les visas des «descendants de tirailleurs africains»

Les invités burkinabés du maire de Marcoussis à la cérémonie du 11-Novembre n’avaient pas obtenu de visa pour « risques migratoires ».

Le maire de Marcoussis, Olivier Thomas, ici le 7 mars dernier, ne décolère pas après les refus de visa opposés à ses invités burkinabés. LP/Gérald Moruzzi

L’intervention de Matignon a tout débloqué à la dernière minute. Les sièges des invités burkinabés du maire sans étiquette de Marcoussis (Essonne), Olivier Thomas, à la cérémonie de commémoration de l’Armistice de 1918 devaient initialement rester vides, dimanche prochain.

En cause, un refus de visa, justifié par un « risque migratoire évident » par le Consulat de France à Ouagadougou dans un document que Le Parisien a pu consulter. Cette décision, notifiée lundi, avait fait bondir Olivier Thomas, alors qu’Emmanuel Macron inaugure officiellement, ce mardi, le Monument aux héros de l’Armée noire à Reims, reproduit en 2013.

« Symboliquement, c’est incroyable »

« Symboliquement, c’est incroyable de ne pas laisser les descendants des tirailleurs africains entrer sur notre territoire aujourd’hui », avait fulminé Olivier Thomas, contacté par Le Parisien. « Lorsque leurs ancêtres sont venus se battre ici, dans nos tranchées, on ne leur a pas demandé de visa ! »

Après avoir laissé éclater sa colère lundi soir, sur Facebook, l’élu a été contacté par un membre du cabinet du Premier ministre, Édouard Philippe, qui lui a promis de tout faire pour leur délivrer les laissez-passer. « Suite à l’intervention de Matignon, ils ont enfin obtenu leur visa », s’est félicité Olivier Thomas, ce mardi en début d’après-midi. Une information confirmée par le cabinet d’Édouard Philippe en fin d’après-midi.

Leur avion doit décoller de Ouagadougou ce mardi soir.

Leparisien.fr

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