Colloque « Paix et Réconciliation en Côte d’Ivoire »

APPEL DE PARIS

Déclaration des participants du colloque à l’Assemblée Nationale française du 18 octobre 2019 intitulé « Paix et réconciliation en Côte d’Ivoire»

Par la présence de ses troupes sur place et de ses intérêts économiques la France est au coeur de la crise ivoirienne. Par ailleurs, des milliers de ses ressortissants y vivent souvent très bien et imprègnent très fortement le tissu économique en Côte d’Ivoire. Mais force est de constater que l’image de la France
s’est ternie considérablement depuis ses différentes interventions armées considérées par une large part de la population ivoirienne comme des actes néocoloniaux. Partant de son implication très forte dans ce pays, la France ne peut feindre l’indifférence par rapport aux problèmes qu’il connaît et dont elle a été très souvent partie prenante. La politique de la France en Côte d’Ivoire doit respecter la souveraineté de cette dernière et ne pas faire obstacle aux luttes démocratiques qui visent à ce que celle-ci ait un contenu concret.
Cela pourrait être sa part pour la réalisation d’une paix durable et d’une réconciliation véritable. Le gouvernement français doit changer de cap pour le plus grand bien de relations économiques, sociales et culturelles mutuellement avantageuses entre la Côte d’lvoire et la France. C’est ce à quoi aspirent les participants de ce colloque du 18 octobre 2019 organisé à l’Assemblée nationale

«PAIX ET RÉCONCILIATION EN COTE D’IVOIRE » LE 17 OCTOBRE À L’ASSEMBLÉE NATIONALE FRANCAISE

Discours de Jean-Paul Lecoq, député.

Mesdames,
Messieurs,
Chers amis,

Je tiens d’abord à saluer les participants de ce colloque à l’Assemblée nationale qui sont venus nombreux et en particulier les dirigeants et militants du Front Populaire Ivoirien qui, parmi d’autres, ont particulièrement souffert et souffrent encore de la répression en Côte d’Ivoire ces dernières années.

La Cote d’Ivoire a été marquée par des coups d’Etat à répétition de 1999 à 2002.

Elle a été déstabilisée par des rébellions bénéficiant du soutien d’entreprises multinationales et de puissances étrangères, dont, il faut bien le dire, I’Etat français.

Il s’en est suivi une décennie de déstabilisation et d’ingérences militaires et économiques,
dont le point d’orgue a été la crise post-électorale en 2011, qui s’est soldée par

– plusieurs milliers de morts
-et I’installation d’Alassane Ouattara à la présidence de la République ivoirienne par les chars français.

Pourtant il aurait été possible de recompter les voix comme le demandaient de nombreux Ivoiriens, dont le président sortant Laurent Gbagbo ou de reprendre le scrutin comme le demandaient d’autres comme Pierre Sané, ancien secrétaire général d’Amnesty International.

Il est à noter que sous la pression de démocrates et progressistes en Côte d’Ivoire et ailleurs dans le monde, le pouvoir de M. Alassane Ouattara a reculé quelque peu en libérant plusieurs centaines de prisonniers d’opinion.

À l’instar de mon Parti, j’avais d’ailleurs pris position à plusieurs reprises en ce sens.
Ce processus doit aujourd’hui aller jusqu’au bout.

Malheureusement, il est à noter que des procédures politiques perdurent et frappent aujourd’hui y compris les anciens alliés du pouvoir, dont le PDCI.
J’en profite pour saluer Monsieur Adje Koffi Nestor, membre du bureau politique du PDCI-RDA, qui est dans cette salle.

Par ailleurs on doit encore déplorer l’existence de dizaines de milliers réfugiés et de déplacés qui sont privés de tout, du fait d’une situation des droits humains catastrophique aux antipodes de ce que nous racontent de nombreux médias, français notamment.

Sur le plan économique, la Côte d’Ivoire a été présentée comme une locomotive en matière de croissance, située au-dessus de 7 %.
J’y apporterai cependant un regard critique, car les statistiques comme le PIB sont parfois trompeuses
La croissance de cet indice ne signifie pas que tout le monde en profite, bien au contraire:
l’augmentation du PIB alimente les inégalités lorsque l’élite confisque pour elle seule les fruits de la croissance.
La Côte d’Ivoire est à ce sujet une illustration d’un modèle de croissance appauvrissante reposant sur la corruption, les marchés de gré à gré et la surfacturation systématique au bénéfice de grands intérêts privés
Le projet du tram-train en est la triste illustration
Et si quelques infrastructures, prévues de longue date, sont réalisées à Abidjan, il faudrait s’interroger sur leur degré d’utilité par rapport à l’ensemble de la population et la production locale et nationale.
Prenons l’exemple du pont d’Abidjan.
Quelle est la portion de la population de la population ivoirienne qui utilise ce pont à péage. Quelle est son utilité réelle pour les citoyens ivoiriens ?

La question est donc la suivante à qui profitent ces investissements massifs d’argent public?
Ne faut-il pas privilégier les politiques publiques utiles aux populations plutôt qu’aux dépenses inutiles ne profitant qu’à quelques-uns ?
Et le pire c’est que les retombées fiscales des projets réalisés en Côte d’Ivoire sont très faibles, ce qui contribue fortement à son endettement auprès de créanciers privés, et ce à l’instar d’autres pays pauvres.
La Banque Mondiale, après avoir tout fait pendant des décennies pour augmenter le dumping fiscal dans ces mêmes pays, s’est même inquiétée récemment d’un risque de crise mondiale lié à ces endettements!

C’est sur l’ensemble de ces points que le bât blesse, avec une politique de plus en plus sous la coupe de multinationales et d’une minorité locale proche du pouvoir, incapables de satisfaire
l’intérêt général.
Avec une politique pareille, les « éléphants blancs» ne sont pas près de s’éteindre!
Les mots de Jean-Jacques Guigon, ancien conseiller confédéral Afrique à la CGT résument cette situation : «le pouvoir ivoirien a les poings fermés contre sa population et les salariés des secteurs formel et informel, mais les bras grands ouverts pour quelques milliardaires, et pour certains hommes politiques copains et coquins de France et d’ailleurs.
Alors qu’officiellement le pays est de plus en plus riche, la pauvreté augmente, des populations sont déguerpies de leurs logements sans mesures d’accompagnement.

Cette situation a pour résultat de boucher des perspectives de vie pour de très nombreux Ivoiriens
La population ivoirienne connait également un très fort taux de suicide comme en attestent des chiffres très récents de l’OMS.

Au-delà de cet état des lieux qui interroge, nous avons de plus le sentiment qu’il n’y a pas d’effort produit en vue de concrétiser une réconciliation nationale maintes fois proclamée, mais qui n’a jamais eu véritablement lieu.
En Côte d’Ivoire, comme l’ont dénoncé récemment de nombreux magistrats ivoiriens, le pouvoir instrumentalise la justice en vue de s’acharner sur les opposants et promeut ceux qui sont soupçonnés de massacres dont le plus terrible est celui de Duékoué.

J’en profite pour vous dire quelques mots sur la Cour Pénale Internationale, qui n’a jamais donné suite aux plaintes de ces victimes et s’est acharnée sur un seul camp.
Elle a bafoué des principes de droit en maintenant Laurent Gbagho en détention provisoire durant sept ans et pire encore, le met aujourd’hui en résidence surveillée alors qu’il est acquitté !
Je n’imagine pas une minute que l’on applique ce mode de fonctionnement judiciaire en France.
Cela produirait un tollé retentissant, et à juste raison !

Je trouve que c’est préoccupant non seulement pour la Côte d’Ivoire, mais pour le monde entier s’agissant de la Cour pénale internationale.
Mais revenons au thème qui nous préoccupe aujourd’hui. Notre initiative doit contribuer à briser le mur de silence, d’indifférence, voire de complaisance par rapport à ce qui se passe en Cote d’Ivoire. Elle doit contribuer à briser le cercle vicieux des montées des rancceurs qui ne peuvent qu’amener d’autres drames, tout en s’efforçant d’amener le plus d’éléments de vérité possible; Car une réconciliation durable ne peut reposer sur des mensonges d’Etat. Mais la reconnaissance des faits, aussi dramatiques qu’ils soient ne peut servir d’alibi pour justifier d’autres exactions.

C’est à ce difficile exercice auquel les Ivoiriens doivent s’atteler.
Le présent colloque vient apporter sa pierre au gigantesque édifice de la Paix en Côte d’Ivoire qui doit être reconstruit rapidement.

J’aimerais que les pouvoirs publics de mon pays agissent de la même façon au lieu de défendre quelques intérêts privés de courte vue dans une approche qui porte préjudice à l’amitié entre nos deux peuples.

Pour conclure, je dirais que, pour les élections de 2020 en Côte d’Ivoire, les parlementaires
communistes souhaitent que la France use de toute son influence pour favoriser des élections démocratiques et apaisées.

Et ce message, je souhaite également l’adresser à toute l’Assemblée nationale. J’en appelle solennellement aux députés, particulièrement aux membres de la commission des Affaires étrangères dans laquelle je siège, afin que nous contrôlions l’action de notre gouvernement
et de notre diplomatie envers la Côte d’Ivoire.

Il faut que notre commission puisse observer avec la plus grande attention ce qui se déroule dans ce pays. La France reste influente dans ce pays, et il faut que les parlementaires se battent pour que cette influence soit utilisée pour la démocratie et pour le peuple, et non pour nos affaires et nos entreprises.

Je vous souhaite de bons travaux et je passe sans tarder la parole à Daniel Feurtet pour le Collectif Afrique du PCF.

Jean-Paul Lecoq, député communiste français,
communiqué par Alexis Gnagno

 

COLLOQUE À L’ASSEMBLÉE NATIONALE FRANÇAISE.

L’image contient peut-être : 2 personnes, personnes souriantes, personnes deboutINTERVENTION DE PIERRE KIPRÉ

 » La réconciliation dans la crise de souveraineté interne en Côte d’Ivoire aujourd’hui « 

La réconciliation est aujourd’hui prônée comme solution pour solder les violences et dysfonctionnements
sociaux nés de la crise post-électorale de 2010-2011 en Côte d’Ivoire. Elle est perçue comme l’acte fondateur d’un nouveau contrat social moins marqué par la conflictualité, plus ouvert à l’idéal démocratique et a la justice sociale.

Que disent et que veulent les démocrates ivoiriens à propos de la réconciliation? Que peuvent-ils lorsque le pouvoir en place reste sourd aux appels venus de partout en Côte d’Ivoire ? Que peuvent les progressistes français pour une Côte d’Ivoire réconciliée ?

1. Ce que suggère le concept.

– La réconciliation dans un pays sorti d’une guerre civile n’est pas
un des paradigmes
complémentaires de la reconstruction de la souveraineté; elle est un des facteurs de la
recomposition de la cohésion nationale entendue comme facteur de survie de la communauté. Cette
survie ne relève pas de la morale religieuse ou philosophique, mais plutôt de la nécessité politique et sociale. La réconciliation est donc pour cela un acte politique.

– Elle suppose la reconnaissance mutuelle des protagonistes comme acteurs majcurs de son succès à travers le dépassement de leurs différences.

– Elle suppose donc d’être acceptée par les protagonistes, dans son principe comme dans son déroulé.

-Les attitudes et les préventions produites par l’idée « d’ennemi intérieur » que les projets de sociéte
divergents et les pratiques politiques concurrentes ou rivales ont suscité pour faire éclater le conflit
ou la guerre civile entraînent deux positions: soit, par calcul, les échanges sont biaisés,
hypothéquant ainsi la réconciliation à court ou long terme; soit, pour sauver le reste de cohésion de la communauté, la bonne volonté de chacun s’exprime par la volonté commune de défense de la souveraineté interne et l’affirmation de la souveraineté externe.

– Le respect, par tous, des institutions et lois qui régissent la communauté pour sa pérennisation est
le premier indice de cette bonne foi dans le projet de reconstitution de la cohésion de la communauté
(identification des « nœuds » internes et externes des conflits dont veut sortir la communauté pour
se projeter positivement). Le second indice de la bonne foi de chaque protagoniste est la
reconnaissance de la défense de la souveraineté interne et externe de la communauté.

Par ce qui précède, nous voulons affirmer que la réconciliation ne peut pas se satisfaire d’un simple cadre de rencontres et d’écoutes ou d’un discours volontariste fondé sur des principes moraux ou religieux. Elle ne peut même pas être perçue comme le recours à des modèles précoloniaux qui, aujourd’hui, n’ont de validité, d ailleurs limitée, que dans un cadre restreint (famille, village, région) partageant les mêmes prérequis culturels. Elle doit, lucidement, partir de l’analyse des bases socioéconomiques de la réalité nationale, des enjeux geo-politiques au centre desquels se situe la communauté nationale. Ces enjeux, rappelons-le, expliquent souvent, pour la Côte d’Ivoire de ces deux premières décennies du XXle siècle, la vision de la vie politique en termes d’ennemi intérieur » en même temps que le recours au « lawfare » est devenu la stratégie courante de l’extérieur pour perpétuer sa domination ici [la notion de « lawfare » signifie  » un usage stratégique du droit par un acleur du système international, dans le but de faire avancer ne cause ou de bénéficier d’un avantage sur ses adversaires ].

2. Que constatons-nous en Côte d’Ivoire aujourd’hui dans le procès de réconciliation ?

– Devenu chef de l’Etat dans les conditions que nous savons, A. Ouattara a mis en place une CDVR (plus tard CONARIV) destinée à préparer et conduire une « réconciliation » prenant en compte, sur le modèle sud-africain, la parole des victimes et leur indemnisation. Outre l’échec institutionnel du processus, ll faut surtout noter le climat de violence extrême depuis 2011 (46% des affrontements et violences intercommunautaires des années 1965-2015)

– Attisées par des discours et politiques ethnicistes (« rattrapage ethnique » par exemple), d’une part,
sur la base de politiques économiques néolibérales qui font la part belle aux seuls grands intérets
privés et au consumérisme des classes moyennes d’autre part, les inégalités sociales sont aujourd’hui plus insupportables (selon la BM en janvier 2019,  » En 2015, près de 46% des Ivoiriens vivaient encore avec moins de 750 FCFA par jour. [Ce qui] reste insuffisant au regard de la hausse de 80% des revenus de l’économie ivoirienne »).

– L’évolution du taux de suicide est un autre indicateur de cette grave crise sociale. Il est passé à un taux de 18,1 %0 en 2015 contre 16,5 %0 en 2005 et 14,5 %0 en 2000. Le rapport OMS 2018 montre un taux de 38,8 %0 pour les hommes et 14,4 %0 pour les femmes. Autre chiffre, celui des décès dus à des accidents cardiovasculaires : de 2016 à mi-2019,101.000 cas enregistrés en Côte d’Ivoire et les maladies non-transmissibles sont responsables de 37 % des décès qui surviennent (cf. rapport OMS 2018). Combien faudra-t-il encore de victimes pour que les pouvoirs publics acceptent de se saisir de ce mal-être généralisé qui, tandis que perdurent les crises sociopolitiques récurrentes, est fortement lié à la désintégration des cellules familiales, aux problèmes financiers du grand nombre, à l’incurie du système éducatif et médical, aux déclassements sociaux. De quelle réconciliation parle-t-on donc pour la société ivoirienne ?

– Au plan politique, en recourant à la corruption, à la violence systématique d’État et au « lawfare [c-à-d.  » un usage stratégique du droit par le principal acteur du sysième politique, dans le but de bénéficier d’un avantage sur ses adversaires « ], la manipulation des institutions et de la constitution montre une compréhension unilatérale de la réconciliation. Elle récuse toute voix non conforme aux vues du pouvoir. Même son principal allié d’hier, le PDCI, en a eu assez et essuie aujourd’hui les plâtres de sa rupture depuis 2017 (cf. l’affaire Jacques Mangoua, v-Pt du PDCI et Pt du Conseil général du Gbèke) comme le reste de l’opposition (ef. les disparitions mystérieuses de responsables FPI et d’autres partis d’opposition ces derniers mois). Avec qui ce régime veut-il se réconcilier ?

-Au plan international, les partenaires extérieurs (France, Usa, UE, Onu, les IFI) saluent les performances économiques » de la Côte d’Ivoire de Ouattara, performances en trompe-l’oeil par manipulation des chiffres en réalité. Du bout des lèvres, ils demandent au régime une politique « plus: de l’UE, ONU et USA les 10-12 octobre dernier à la nouvelle CEI) et ses forces de répression

(officiellement pour la lutte contre le terrorisme) ou en recourant cux aussi au lawfare » comme le laissent voir, à la C.P.L., les péripéties actuelles du procès emblématique de Laurent Gbagbo et Charles Blé Goudé, personnalités pourtant blanchies de toutes les accusations de la procureure de la CPI.

Face à un pouvoir autiste, bénéficiant de soutiens internationaux aussi puissants, que vaut la stratégie de
réconciliation ? Qu’en attendre et comment?

3. La stratégie de réconciliation est aujourd’hui fondée et urgente, même sans les calculs électoraux. Car,

– Elle correspond aux voeux du peuple dans sa majorité, victime des violences et des inégalites constatées depuis 2011;

– Laurent Gbagbo et tous ceux qui le soutiennent veulent sortir de la spirale des violences politiques
et sociales dans une Côte d’Ivoire encore traumatisée et en déliquescence politique et sociale.

– Ils veulent que les Ivoiriens réinventent, tous ensemble, l’avenir de leur pays en confortant
l’impartialité des institutions et les règles de fonctionnement de l’Etat pour tous, la stabilisation de
la citoyenneté, gages de meilleure défense de la souveraineté interne de la Côte d’Ivoire.
Combattants d’un Etat souverain, ils veulent une Côte d’Ivoire accueillante pour lous, fondée sur la culture démocratique, la justice et la paix sociales pour tous.

– La mobilisation de tous ceux qui veulent cette Côte d’Ivoire doit faire plier le régime: de nombreux exemples montrent que la rue, avec scs risques mortels, est un champ de bataille quand la recherche du consensus collectif pour les vrais instruments de la paix est refusée au peuple. Est-ce de cela que veut le régime, malgré ce que nous avons tous vécu ? Il faut dire non à cette attitude mortifère.

– Il faut, ici, plus que des sympathies extérieures. Les pressions explicites sur les gouvernements alliés du régime de Ouatlara devraient déboucher sur des résultats positifs. Il est de l’intérêt de tous les progressistes d’en être les fers-de lance. Pour leur propre survie en Occident, il leur importe de voir triompher la démocratie et surtout la justice sociale dans des Etats en instabilité chronique et qui, par-là, mettent en danger la paix mondiale déjà fragilisée par les tendances à l’unilatéralisme, le terrorisme international, les migrations de la peur et de la faim.

Telles sont les positions que je défends devant vous. Elles ne sont pas exemptes d’un certain idéalisme. Elles ne sont pas à l’abri de critiques faciles. Je voudrais les avoir défendues sur la hase du réel social et politique de mon pays.

Paris, le 18 octobre 2019.

Pierre Kipré.
Historien. Ancien ministre. Ancien ambassadeur de Côte d’ivoire en France

Et pendant ce temps…

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