Bientôt le carrosse Ouattara totalement déboulonné…

AUTOPROCLAME INDÉBOULONNABLE, OUATTARA PERD 3 BOULONS
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Au fort de sa méprise du peuple, Alassane Ouattara, catapulté au pouvoir d’Etat en Côte d’Ivoire par la Communauté internationale, selon le deuxième Arrêt du Conseil constitutionnel sous le Pr Yao N’Dré, se déclarait « indéboulonnable ». Indéboulonnable ? En clair, personne ne serait capable d’ébranler son régime, de le dévisser. Mais aujourd’hui, plus de 9 ans après, qu’en est-il ? Que reste-t-il de ces appuis et complicités ? Disons-le tout net. Le régime d’Abidjan ne vit plus que sur la vitesse acquise. Les liens et autres soutiens dont il tirait arrogance, se trouvent en putréfaction ou rétractés. En ce sens que ces « boulons » l’abandonnent les uns après les autres.

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Et sur les quatre (4) boulons qui le rendent inamovible, trois (3) sont tombés. Le premier boulon sur lequel Alassane Ouattara, le président du Rhdp, compte pour s’éterniser au pouvoir, c’est la Communauté internationale. On se rappelle comme si c’était hier. C’était sous la manipulation de Nicolas Sarkozy, alors président français. Nicolas Sarkozy a fait directement pression sur le président de la Commission électorale indépendante (Cei) Youssouf Bakayoko, par un courrier, pour la publication immédiate du résultat de la présidentielle de 2010. Ensuite, il a extorqué une résolution au Conseil de sécurité de l’Onu pour bombarder la résidence du Président de la République Laurent Gbagbo. Après l’arrestation de Gbagbo, Ouattara pouvait maintenant s’asseoir au Palais présidentiel. Mais aujourd’hui, après l’avoir observé 9 ans durant au pied du mur, personne de ce côté occidental ne s’enthousiasme pour lui. Personne n’est plus disposé à prendre des risques pour lui. Même si Emmanuel Macron, le président français, n’est pas « en guerre » contre lui, il ne nourrit pas pour lui la même flamme que Nicolas Sarkozy en son temps. C’est donc un boulon de moins.

Le deuxième boulon de Ouattara qui saute au point de pâlir son arrogance, c’est le « boulon » Henri Konan Bédié. C’est avec le soutien de Bédié et de son Pdci-Rda que Ouattara pouvait faire croire qu’il a gagné les élections. Il sait pertinemment que son Rhdp n’est qu’une coquille vide. Mais son « aîné » Bédié l’a quitté, se rapprochant du Front populaire ivoirien de Laurent Gbagbo, à cause d’une fausse promesse politique. La prise de distance de Bédié a véritablement sonné Ouattara. Si bien que le Rhdp est étourdi.

Le troisième boulon qui abandonne Alassane Ouattara, c’est son ex chargé de la rébellion, Guillaume Soro, ancien président de l’Assemblée nationale. Depuis que Soro a refusé d’adhérer au parti unifié Rhdp, et qu’il a été débarqué de la tête du Parlement ivoirien, c’est comme s’il perd une partie de lui ou de son pouvoir. Le seul boulon par lequel le régime Ouattara tient en ce moment se résume à la Commission électorale indépendante (Cei) et sa milice tribale. C’est pourquoi il a joué son va-tout pour produire une Cei à sa solde, qui ne respecte pas l’Arrêt de la Cour africaine des droits de l’Homme et des peuples. En clair, le seul boulon qui reste à Ouattara, c’est lui-même. Et à travers lui, il faut voir la Cei et son armée tribale. Parce qu’il a perdu 3 boulons.
Germain Sehoué