Le général Bollé, sans complaisance pour les « faux gradés » de l’armée

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Bruno Clément Bollé ( ancien général de l’armée Française- Licorne de 2007 à 2008 ) explique l’indiscipline au sein des forces de Ouattara:

《 Au moment de la sortie de crise , tout l’encadrement de l’armée du Président Gbagbo était en fait constituée des cadres qui avaient été formés un peu partout, aux Usa. Quand on a réformé l’armée, on s’est méfié de ces cadres qui avaient servi l’autre président et on les a écartés. On les a laissés dans l’armée, mais sans responsabilités réelles. Certains ont même passé un très long moment chez eux à être payés sans même pouvoir intégrer une unité. Et on a mis à la tête des armées des cadres qui n’étaient pas formés, ceux qu’on a appelé Com’Zones. On ne fait pas du jour au lendemain, des caporaux chefs des commandants de bataillon. Aujourd’hui, ils sont colonels et je remarque que, quand il y a un problème de mutinerie , on s’appuie sur eux et ils sont promus.

(…) C’est révélateur de cette situation sécuritaire mal maîtrisée, d’une réforme du secteur de la sécurité qui a été inachevée. Avec une armée qui a du mal à retrouver son unité, une armée qui n’a pas de de cohésion et surtout non réconciliée.

(..) Après les accords de Ouagadougou en 2007 , il était prévu qu’un quota de 8400 soldats serait réintégré dans l’armée. Ces 8400 , ce sont eux que j’ ai appelé, au moment de la réintégration des ex combattants « enfants gâtés », parce qu’ ils n’avaient aucun souci d’avenir professionnel puisqu’ils étaient tous au départ des rebelles ( l’armée de Soro ) non formés et non resocialisés. 》

Général Bruno C. Bollet
RFI , 11 janvier 2018
(repris des réseaux sociaux)

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