le 43 eme BIMA

LES FORCES FRANÇAISES EN CÔTE D’IVOIRE (FFCI)OU ARMÉE D’OCCUPATION. PARLONS-EN.

C’est le documentaire animé par le vieil animateur Michel Drucker qui séjourne en Afrique pour le compte de la chaîne publique de télévision française Antenne 2 pour Noël, diffusé hier qui réveille le débat en attirant notre attention. Selon lui, les désormais FFCI ( Forces Française en Côte d’Ivoire) sont fortes de 900 hommes et occupent 240 Hectares autour de l’aéroport Félix Houphouet Boigny de Port Bouet. Mais qui sont en réalité ces Forces françaises ?

Selon Le Figaro, elles ont été « créées le 1er janvier 2015, avec un statut de force de présence. Grâce à l’excellent partenariat stratégique établi avec l’Etat ivoirien, elles bénéficient de ses infrastructures portuaires et aéroportuaires et constituent ainsi une plateforme stratégique, opérationnelle et logistique majeure sur la façade ouest africaine aussi appelée base opérationnelle avancée (BOA). En tant que BOA, les FFCI :
– Sont en mesure d’intervenir sur un très court préavis sur toute l’Afrique de l’Ouest ;
– Constituent un hub logistique pour Barkhane. En effet, il faut savoir que tous les 2 / 3 mois, un COA – bateau côte ouest africaine – au départ de Toulon, vient décharger du matériel pour l’opération Barkhane en Côte d’Ivoire. Les FFCI organisent par la suite l’acheminement du matériel déchargé vers le nord. Ajoutons à cela que 200 soldats des FFCI sont engagés dans la mission Barkhane au Mali qui compte 3 000 hommes environ ;
– Assurent une présence militaire en mesure d’assurer la protection des ressortissants français en Côte d’Ivoire. Elles intègrent le 43ème BIMa.

Le 43e bataillon d’infanterie de marine (43e BIMa) est un corps des troupes de marine faisant partie des Forces Françaises en Côte d’Ivoire (FFCI). Il est l’héritier du 43e régiment d’infanterie coloniale (43e RIC) créé le 2 août 1914. Sa conduite lors des deux guerres mondiales ainsi que pendant la Guerre d’Indochine lui a valu huit citations à l’ordre de l’armée et une citation à l’ordre du corps d’armée. Le 43è BIMA a également combattu en Algérie et participé aux Forces Françaises en Allemagne de 1960 à 1978 en tant que 43e RBIMa et 43e BIMa. Le 1er juillet 1978, le 43è s’installe à Port-Bouët. Il assure ainsi la présence d’une unité française en vertu des accords de défense signés avec la Côte d’Ivoire. Pleinement engagé dans l’opération Licorne, il est de nouveau cité à l’ordre du corps d’armée pour sa conduite lors des événements de novembre 2004. En 2008, le 43e BIMa est restructuré et devient l’unité de soutien de la force Licorne.

Dissous en 2009, il renaît en 2016 à l’occasion de la cérémonie nationale du 14 juillet au camp de Port-Bouët. Le drapeau du 43e BIMa a été confié au groupement tactique interarmes de Côte d’Ivoire (GTIA-CI) qui a officiellement repris son appellation. Cette renaissance est la preuve de la vivacité des liens entre la Côte d’Ivoire et la France. »

Ce que Le Figaro a oublié de mentionner c’est toute l’occupation géographique de l’armée française en Côte d’Ivoire et la vraie mission qui lui est assignée en fonction des objectifs de l’occupation coloniale que la France n’a jamais cessé d’avoir dans ce pays ouest africain, considéré comme base avancée de la présence française en Côte d’Ivoire. En effet, l’armée française est présente sur le territoire en deux lieux stratégiques : Port Bouet pour contrôler l’aéroport et le village Baoulé de Lomo Nord dans le département de Toumodi où sont stockées toutes les armes stratégiques de l’année française eb vue de surveiller tout le territoire ivoirien. Qui ne se rappelle pas que dans le mois de juillet 2018, le soulèvement de la jeunesse dudit village qui protestait contre l’essai d’une arme de dernière génération acquise par la base militaire ? Aussi dans les missions assignées c’est d’aider des rebelles à déstabiliser les institutions du pays au cas où, les dirigeants veulent se soustraire de l’article 12 de la constitution française de 1958 qui fait que l’Afrique francophone appartient à la France. L’histoire douloureuse récente de la Côte d’Ivoire depuis 2002 est une parfaite illustration de la vraie mission de cette armée d’occupation coloniale. En 2004 et 2011, la canonnière coloniale s’est illustrée de la plus mauvaise manière. Et la France en profite pour voler minerais, métaux précieux, cacao, café, bois tropicaux(Observons tous les types de chars qui constituent l’armement sur cette photo).

Ce qu’il faut conclure c’est que le combat est encore là et rude 58 ans après la rétrocession de l’administration à des administrateurs locaux qu’ils ont appelée »INDÉPENDANCE ». Le débat ne fait que commencer…

Excellence Zadi