Et si nous revenions au fameux « plan commun », si évident pour Bensouda ??

« Plan commun » : Comment en appréhender les éléments constitutifs, sous le rapport des découvertes d’armes, supposées, à la Présidence de la République, et réelles, chez Soul To Soul ?

Avant la comparution de l’ancien Chef d’état-major des armées de Côte d’Ivoire, devant la Cour Pénale internationale, une certaine découverte d’armes, à la Présidence, était agitée comme étant la bombe que détenait, et entendait libérer, mortellement, Monsieur Mangou Philippe, contre le Président Laurent GBAGBO, au titre des preuves accablantes du fameux « plan commun » mis à sa charge. Et de telles rumeurs furent vérifiées, lorsque, pendant sa comparution de deux semaines, Mangou fit de ce pan du débat, son cheval de bataille.

Malheureusement, à titre d’apéritif à la plaidoirie principale à venir, l’homme n’avait pu répondre sérieusement à une minuscule question de Me Altit, quant à savoir si, lui, Mangou était en capacité de savoir, à vue d’œil, le contenu des caisses présentées dans un film, projeté par l’Accusation.

Or, nul n’est besoin d’être grand clerc en sciences juridiques pour constater, sans peine, qu’une petite analyse comparative de deux sites antagonistes, permet éloquemment d’appréhender les vrais éléments constitutifs d’un « plan commun ». Il s’agit notamment de la Présidence de la République et du domicile de Souleymane KAMARATÉ dit Soul To Soul à Bouaké.

SUR LA PROCÉDURE ABSOLUMENT IRRÉGULIÈRE ET DOUTEUSE DE LA PRÉTENDUE DÉCOUVERTE D’ARMES À LA PRÉSIDENCE DE LA RÉPUBLIQUE

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Entendu devant la Cour d’assises d’Abidjan, le général DOGBO BLÉ a solennellement attesté, qu’après les bombardements intensifs, par les armées française et onusienne, de la résidence de la Présidence suivis de l’enlèvement du Président Laurent GBAGBO le 11 avril 2011, il avait invité le représentant du Secrétaire général de l’Onu en Côte d’Ivoire, afin de placer dorénavant sous son contrôle le Palais de la Présidence, qu’il avait défendu avec ses hommes, au péril de leur vie, contre l’intrusion et le pillage des rebelles.

EST-IL PROHIBÉ DE GARDER DES ARMES À LA PRÉSIDENCE ?

Sur la question de la présence des armes à la Présidence, s’agissant de franchises étatiques, en quoi la conservation desdites armes en ce lieu constituerait-elle une preuve suffisante d’un projet criminel ?

DU DOUTE RAISONNABLE SUR L’EFFECTIVITÉ DE LA PRÉSENCE DES ARMES À LA PRÉSIDENCE

En tout état de cause, au plan de la consistance des accusations, les armes prétendument découvertes à la Présidence ont-elles fait l’objet de mentions dans l’état des lieux contradictoire, assorti d’un procès verbal dûment établi entre Monsieur CHOI, représentant du Secrétaire général de l’Onu en Côte d’Ivoire et le général DOGBO BLÉ, lors de la translation de la charge de la sécurité de ce haut lieu du pouvoir ?

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Mieux encore, à supposer même que de telles formalités, purement administratives eussent été accomplies entre le Représentant du Secrétaire général de l’Onu et le général DOGBO BLÉ, responsable militaire du Palais Présidentiel, s’agissant d’une procédure judiciaire devant la Cour Pénale internationale, sommes-nous d’accord que ces constatations ne peuvent être valablement intégrées qu’autant qu’elles eussent été réalisées par les enquêteurs du bureau du Procureur, eux-mêmes, au cours de leur enquête préliminaire à Abidjan ?

Or, il est constant qu’avant même l’ouverture de son enquête par le parquet de la Cpi, il est de connaissance acquise que les armes découvertes sont présumées avoir été enlevées par les forces de l’Onuci, quoique protagonistes a part entière du conflit ivoirien.

Il suit de ce qui précède que, tant que la preuve d’une constatation contradictoire de la présence de ces armes, à la Présidence, ne peut être rapportée, il sera juridiquement laborieux de se prévaloir d’un simple film pour attester de la conservation d’armes en ces lieux, alors surtout que, comme nous l’avons relevé plus haut, rien, dans les lois ivoiriennes et internationales ne proscrit la conservation des armes en ces lieux.

En revanche, s’il y a un vrai plan commun, méticuleusement concocté, et imputable à Dramane OUATTARA et Soro Kigbafori Guillaume, il transparaît clairement dans la découverte de plusieurs centaines d’armes, au domicile privé de Monsieur Souleymane KAMARATE dit Soul To Soul, l’une des têtes pensantes des rebelles ivoiriens ayant porté Dramane OUATTARA au pouvoir.

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Il est constant, en effet, que Monsieur Soul To Soul est le bras droit de l’ancien rebelle Soro Kigbafori Guillaume.
Il est en outre constant que, pendant la crise post-électorale, Monsieur SORO GUILLAUME, était en charge de la branche militaire s’étant assignée pour mission exclusive de faire conquérir le pouvoir à Monsieur Dramane OUATTARA, par tous moyens.

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À preuve, depuis le Golf, s’autoproclamant chef d’état, Monsieur Dramane OUATTARA avait placé les rebelles de Soro Kigbafori Guillaume, son ministre de la Défense, sous son autorité directe, en les rebaptisant «Forces Républicains de Côte d’Ivoire» (FRCI), suivant «décret» en date du 17 mars 2017.

Quant à la paternité des armes découvertes à son domicile, Monsieur Soul To Soul n’a jamais varié dans ses déclarations, en indiquant que ces quelques certaines de tonnes d’armes ne sont rien d’autres que le résidu du stock de celles que Dramane OUATTARA et Soro Kigbafori Guillaume avaient acquises, au mépris de l’embargo, ce, dans la perspective des élections de 2010.

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Sur la régularité de la constatation des armes, il est établi qu’après que les mutins, pendant leur mouvement, se sont servis au domicile de Soul To Soul, un transport sur les lieux, valant perquisition, a été effectué par le Procureur de la république du tribunal de Première instance de Bouaké, dans le strict respect des règles de l’art, en sorte que les actes juridiques subséquents demeurent valides.

Au regard des éléments et de la gestion technique des deux situations qui précèdent, on observe, sans peine, que ce sont plutôt Dramane OUATTARA et Soro Kigbafori Guillaume qui avaient planifié des meurtres en vue de conquête du pouvoir.

Mais, la Cpi refuse, pour le moment, de voir ces choses simples, préférant harceler les innocents.
Mais, nous la contraindrons à s’approprier d’un tel dossier déjà prêt.

L’Activateur Tchedjougou OUATTARA
alias Roger Dakouri Diaz

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