chères élections à venir

Selon la constitution, les élections doivent avoir lieu le dimanche, or ici élections le 13 octobre: un samedi, pourquoi ?

KALOU BONAVENTURE CANDIDAT À LA MAIRIE DE VAVOUA :

MÉNACE À L’APPUI, KONÉ ZAKARIA LE COM ZONE, ME DEMANDE DE RETIRER MA CANDIDATURE ;

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« Chaque ivoirien est libre de ses choix politiques, mais ce monsieur (Koné Zakaria ) m’a demandé par deux fois devant témoins de me retirer de la course aux municipales à Vavoua en proférant des menaces voilées. Il apporte en sa qualité d’ancien com zone et de colonel de l’armée de Côte d Ivoire un soutien sans faille à mon adversaire. Voilà ce à quoi on est réduit, s’il m’arrivait un désagrément ne cherchez pas loin … »

Municipales 2018 à Vavoua:
Le candidat indépendant Kalou Bonaventure menacé par Koné Zakaria.

A moins de 72 heures du scrutin du 13 Octobre 2018, Kalou Bonaventure, ancien international et candidat indépendant à l’élection municipale dans la commune de Vavoua, se dit victime de menaces verbales de la part d’un haut gradé de l’armée nationale. Sur son compte Facebook, l’ex footballeur prend à temoin l’opinion nationale et internationale sur la tournure que prend la campagne actuellement à Vavoua. «Un colonel de l’armée de Côte d’Ivoire qui vient faire campagne pour un candidat, par deux fois, ce monsieur m’a demandé de me retirer de la course aux municipales. Le spectacle est triste et affligeant, ça vole très bas. Dieu veille sur nous. je prends juste le peuple ivoirien à temoin…», écrit Kalou Bonaventure.
Lavane Murphy

Inutile d’écrire que la loi ivoirienne est bien claire: aucun militaire, aucun gradé ne peut être candidat ou soutenir publiquement un candidat…

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#Elections225 🇨🇮 / Municipales et régionales 2018

Voici ce qui se passe dans la ville de GBON dans le nord du pays.

Grosse tension à l’horizon.

*La ville de #Gbon entièrement cadrillée par l’armée.
*Le personnel de gendarmerie renouvelé
*Le président de la CEI de la ville qui est le proviseur du lycée de la ville évacue toute sa famille hors de #Gbon.
*Il est demandé aux populations ayant bénéficié récemment de don d’engrais ( candidats RHDP ) de jurer sur le #CORAN qu’elles ne voteront pas pour les candidats indépendant.
*Le député et maire Alpha Yaya à été entendu par la gendarmerie car accusé d’avoir fait entré des militaire dans sa localité. Il a demandé lui même que sa maison soi fouillée afin de lever tout soupçons.
*Pour avoir accusé à tord le député, les femmes de la ville ayant appris l’information étaient sur le point d’organiser une marche nue en guise de protestation.
*La présence du Sieur Koné Zakaria confirmée dans la zone.

Voici le véritable visage du RDR.
Boubakar Camara

Barthelemy Zouzoua Inabo: #Electiontour est sur la côtière.
Destination, Sassandra. Escale à Fresco, c’est à environ 170’km d’Abidjan. Rencontre avec Alain Lobognon, maire sortant, candidat à sa propre succession L’homme est connu pour son franc-parler. Et ne déroge pas à sa réputation.

Interview à lire ce mercredi 10 octobre 2018

1- « Après cinq ans de travail, j’estime que j’ai encore du boulot à faire. »
2- « Aux municipales de 2013, j’ai conduit une liste RDR composée de toutes les obédiences politiques »
3- « Mes électeurs ne sont pas perturbés de me voir aux municipales 2018 en candidat indépendant. »
4- « Jeune, je me disais que j’allais mourir RDR. À 50 ans aujourd’hui, je constate avec amertume la liquidation de mon parti. »
5- « Fresco est une ville de plus de 25.000 habitants avec une économie essentiellement agricole qui ne profite pas aux populations et à la ville. »
6- « En 5 ans, ma commune a reçu 290 millions qui ont servi au financement de six écoles primaires, 5 forages, 3 dispensaires, une ferme piscicole en lagune… »
7- « Les besoins de la population sont connus: infrastructures sanitaires et scolaires… »
8- « Nous appelons les jeunes à donner leurs voix et préserver leurs vies… »

Avec afrikmag.com

Barthelemy Zouzoua Inabo: Comme promis, #Electionstour traverse la ville côtière de Fresco. Rencontre avec le candidat Alain Lobognon. L’ancien ministre des Sports et des Loisirs, maire sortant, évoque les problèmes de sa ville, égrène les besoins de sa commune et se montre combatif pour le futur de Fresco. Interview.

Alain Lobognon: « Fresco est une ville en devenir. »

Q1- Bonjour M. Alain Lobognon, vous êtes candidat à votre propre succession à la Mairie de Fresco. Qu’est ce qui peut décider un maire sortant à solliciter les suffrages des électeurs de nouveau?

Bonjour Monsieur Dedeh. Merci de l’intérêt que vous portez à la ville de Fresco, épicentre de débats de toutes natures ces dernières années. Exercer la charge de maire de Fresco n’est pas une affaire aisée. C’est très compliqué de prendre la décision de rempiler. Cependant, un élu local ne doit pas renoncer devant l’étendue des charges de sa commune qui correspondent en réalité aux besoins primaires des populations. Aucun maire en Côte d’Ivoire qui a un bilan quantifiable et vérifiable, ne peut affirmer qu’il a achevé son programme. Et après 5 ans de travail, j’estime que j’ai encore du boulot à faire.

Q2- Vous avez été élu sous la bannière du RDR au Parlement. Vous repartez devant vos électeurs en candidat indépendant. Vous avez l’art de perturber vos électeurs?

Il convient de rappeler à la mémoire collective que j’ai été élu en 2012 au Parlement sous la bannière « indépendant » parce que justement le RDR n’avait pas jugé convenable de m’accorder son parrainage, au motif que j’avais refusé un suppléant qui m’était imposé. A cette époque, j’étais membre du gouvernement et cela ne m’avait pas empêché d’assumer mes choix en refusant d’aller à une élection piège avec un suppléant, qui m’aurait fait perdre. Qu’on se souvienne, que mon élection avait été annulée pour des raisons bien obscures. Lors de la partielle de janvier 2012, j’avais fait face à la coalition des partis de l’ex rhdp. Après ma victoire, le RDR a revendiqué le poste. Certains venaient de se souvenir de mes racines politiques.
Aux municipales de 2013, j’ai conduit une liste bien que RDR, composée de toutes les obédiences politiques. Parce que pour moi, la vie politique locale doit être l’affaire de toutes les filles et de tous les fils d’une localité. C’est un choix que j’ai fait et que personne ne pourra m’enlever. D’ailleurs, je ne crois pas qu’en tant qu’élu RDR, j’ai pu bénéficier de largesses quelconques pour mon histoire et mes racines estampillées RDR. Et cela, les Frescovythes qui me donnent leurs suffrages et confiance le savent bien. Nullement, je ne crois qu’ils soient perturbés par ma décision d’aller à l’élection du samedi 13 octobre 2018 en indépendant. D’ailleurs, ils n’auraient point compris mon attachement à revendiquer le parrainage d’une famille politique où l’hypocrisie et l’ingratitude à mon endroit sont devenues des actes de gouvernance en Côte d’Ivoire. Je pars donc à cette élection convaincu que ma place n’est plus au RDR, mais aux côtés des populations de Fresco, sans lesquelles, je ne serais pas l’homme politique que je suis actuellement.

Q3- Visiblement, vous êtes en rupture de banc avec votre parti?

De quel parti parlez-vous? J’ai intégré le RDR dès ses premiers pas en 1994. Ce parti a été créé conformément à une loi encore en vigueur qui n’autorise pas la double appartenance à une formation politique. Jeune, je disais que je mourrai RDR. A 50 ans aujourd’hui, je constate avec amertume la liquidation de ce parti, même si certains font croire aux militants de base, les plus nombreux d’ailleurs, qu’il n’en est rien. Non! Je ne m’accrocherai pas à l’inexistant. Le RDR a été dissout au sein du rhdp. Ce n’est pas moi qui le dit. C’est le constat qu’il faut faire quand on lit attentivement le titre 1, l’article 1er des statuts qui stipule ceci : « Il est créé, entre les adhérents aux présents statuts, conformément à la
législation en vigueur, un Parti politique dénommé « Rassemblement des houphouëtistes
pour la démocratie et la Paix », en abrégé « Rhdp ».
Au nombre des adhérents, figure à la première ligne le RDR. Tirons donc les conséquences de la création du Rhdp et arrêtons de berner l’opinion en faisant croire que le RDR existe encore. En ce qui me concerne, je suis libre d’adhérer ou pas à un parti politique. Et j’ai fait le choix de ne pas adhérer au Rhdp.

Q4- Fresco, en chiffres et en économie, comment présenteriez-vous votre commune?

Fresco est une commune de plus de 25000 habitants avec une économie essentiellement agricole qui ne profite pas aux populations et à la ville. Parce que les grandes spéculations agricoles (café, cacao, hévéa, palmier à huile) ont toujours échappé aux populations locales à cause de la régulation étatique, la commune de Fresco doit attendre les quelques maigres recettes que le trésor public accepte de lui accorder. En tant que député-maire, j’ai toujours déploré l’absence de transparence autour des chiffres officiels s’agissant de Fresco. Mais cela ne nous empêche pas de savoir que ce sont plusieurs milliers de tonnes de palmier à huile, d’hévéa, de cacao et de café qui sont produits chez nous et qui sortent du département et de la commune sans laisser de traces. Et cela se remarque très bien au niveau des infrastructures communales que luttent avec les élus, certains services de l’Etat comme les services des impôts, ceux de la police maritime avec la mairie.
Malgré sa pauvreté actuelle, Fresco est une ville en devenir avec un écosystème qui mobilise actuellement les défenseurs de l’environnement, du pétrole qui sera bientôt exploité, et des atouts touristiques qui souffrent d’un manque de voies d’accès. Quand ces voies existent, elles sont impraticables. Je vais ici citer le cas de la Côtière et la voie lagunaire obstruée entre Fresco et Grand-Lahou par un ensablement provenant de la destruction en amont des forêts primaires, véritables gruyères malgré leur classement en aires protégées.

Q5- Si vous devriez convaincre un électorat, quels sont les points de votre bilan que vous mettriez en avant?

En 5 ans, ma commune a reçu en terme de budget d’investissement, la somme de 290 millions de FCFA. Cet argent a été utilisé pour le financement de 6 écoles primaires, 5 forages, 3 dispensaires, une ferme piscicole en lagune, et la réhabilitation du stade municipal. Ces investissements se retrouvent aux quatre coins de la commune. Un autre point, c’est celui des emplois communaux qui ont connu une embellie. Je crois que c’est ce bilan qui décuple l’énergie de mes concurrents à s’attaquer à mes relations avec l’establishment politique national. Il y a même certains parmi eux qui s’approprient la réalisation de certaines infrastructures. Malheureusement pour ceux-là, les populations à Fresco savent qui a fait quoi entre les 4 concurrents à la mairie et les 4 au conseil régional du Gbôklè.

Q6- Fresco est réputé enclavé, d’accès difficile par la Côtière, les populations s’en plaignent régulièrement, quels sont les moyens dont dispose le maire d’une telle commune pour aider à son développement?

Je l’ai déjà relevé. Les voies d’accès sont impraticables. La Côtière qui est une voie économique devrait faire réagir le Gouvernement, seul habilité actuellement à la réhabiliter. En ma qualité de maire, je n’ai pas cessé de décrier l’état de cette voie qui pourtant relie les deux ports de Côte d’Ivoire, celui d’Abidjan et celui de San-Pédro. Le Gouvernement dans lequel je siégeais avait déjà annoncé la construction d’une autoroute. C’était le 4 mars 2015 au conseil des ministres réunis alors à San-Pédro. Depuis plus rien. Certainement que l’argent se fait rare. Nous sommes nombreux à penser que le Gouvernement devrait envisager de céder cette voie aux collectivités que traverse la Côtière. Ensemble, elles verront comment permettre à de grandes entreprises d’en faire une voie sûre et surtout une voie praticable et très fréquentée. Mais là, nous sommes en 2018. Et notre gouvernement qui rechigne à transférer les plus petites compétences et les ressources qui vont avec aux collectivités décentralisées, reste très jaloux de ses compétences (rires).

Q7- Quelles sont les attentes et doléances exprimées par les populations pendant la présente campagne?

Les besoins des populations sont connues. Elles portent, pour l’essentiel, sur la construction d’infrastructures sanitaires et scolaires. Ici il s’agit de voir Fresco se doter au moins de 4 nouveaux collèges, là où la ville ne dispose que d’un seul établissement d’enseignement secondaire construit en 1978 pour recevoir 450 élèves, et qui en 2018, soit 40 ans plus tard en reçoit près de 4000, sans nouveaux bâtiments. Ce qui a changé, c’est la dénomination. Du collège d’enseignement général, nous sommes aujourd’hui à un lycée où tout est à construire. Le maire de Fresco n’étant pas habilité par la loi à y injecter des ressources publiques, regarde du côté du conseil régional, plus préoccupé à occuper les postes juteux financièrement que de s’impliquer à travailler pour les populations.
Les populations réclament également de l’eau potable. Les forages déjà réalisés n’ont toujours pas été connectés au réseau de distribution, si bien que ce sont seulement 33% des abonnés au service de l’eau qui ont accès à l’eau potable. Pourtant, Fresco est l’une des rares villes de Côte d’Ivoire à être arrosées par la mer, la lagune et deux fleuves.
Dernier point soulevé par les populations, c’est le mauvais état des voies qui rend difficile la distribution et la vente des produits agricoles, parmi lesquels vient de s’ajouter la noix de cajou. Saviez-vous que Fresco produit plus de 1000 tonnes de noix de cajou par an?

Q8- Quel est le fondement des projets que vous présentez aux populations?

Avec l’un des plus petits budgets de Côte d’Ivoire, nous restons prudents face aux populations. Surtout pas d’aéroport, ni d’université à présenter comme projets à réaliser dans notre commune. Nous avons initié un certain nombre de projets dont ont besoin les jeunes et surtout les femmes quant aux micro-projets pouvant les aider à se prendre en charge. Il s’agira de poursuivre en dotant la commune d’une unité de fabrication de barques de pêche puisque les gros arbres qui servaient à faire les pirogues traditionnelles n’existent plus. Ces barques contribueront à renforcer les activités liées à la pêche artisanale et à la circulation sur les fleuves et la lagune de la commune. Elles serviront surtout à enfin disposer de moyens pour le développement du tourisme dans notre cité et à l’emploi des jeunes dans ce milieu fort générateur d’emplois.
Au niveau de l’aquaculture, le projet de la première ferme s’étendra à d’autres afin d’accroître les capacités de production et de distribution du poisson dans la ville et dans les localités aux alentours.
Sur un autre plan, on devrait voir la ville améliorer ses infrastructures d’accueil au niveau de l’immobilier et se doter d’un nouveau marché moderne, et enfin des locaux d’une ou plusieurs banques ayant apprécié les atouts de la commune, dont l’équipe municipale que j’ai dirigée depuis 5 ans a su vendre la ville tant en Côte d’Ivoire qu’à l’extérieur. Je peux vous assurer que l’expérience des 5 dernières années nous a grandement ouvert les yeux sur les limites de l’ambition d’une commune comme Fresco. Et aujourd’hui nous sommes très prudents. Même si nous sommes très optimistes quant aux gros changements et succès dans les deux voire quatre prochaines années après les élections du 13 octobre 2018.

Q9- Avez-vous des craintes particulièrement par rapport à ce scrutin?

Nos seules craintes portent sur les menaces verbales, les injures et autres intimidations que certaines personnes souhaitent voir transformer en violences physiques pour justifier une éventuelle annulation de notre réélection le 13 octobre 2018. Mais rassurez-vous, nous avons pris des dispositions et nous ne tombons pas dans la provocation. Tout va bien se dérouler. C’est pourquoi chaque fois que nous avons pris la parole, nous avons appelé les jeunes à donner leurs voix et à préserver leurs vies, en s’abstenant de suivre les mauvais politiciens qui croient qu’ils doivent être déclarés maire de Fresco pour leur bravoure à s’opposer à ma modeste personne.

Q10- À la veille du 13 octobre, comment vous sentez-vous?

Nous sommes d’une certaine sérénité qui pousse nos adversaires à l’injure gratuite et aux médisances inqualifiables au lieu de s’attaquer à notre bilan. Cela ne nous empêche pas de préparer avec minutie la journée électorale du 13 octobre 2018. Le choix de nos représentants dans chaque bureau de vote, la formation de ces derniers, la préparation de la logistique… tout est pris au sérieux. Car il faut vite que passe cette journée afin que prennent fin les menaces qui n’apporteront jamais rien à la commune de Fresco.

11- On parle à Fresco de tensions entre les staffs des différents candidats: y a-t-il des craintes de dérapages pendant ces élections?

Je l’ai dit. Les tensions sont entretenues par ceux qui ont longtemps fait croire à ceux les financent et les entretiennent que les populations leur ont demandé d’être candidats parce qu’ils ont la belle gueule pour être maire de Fresco. Dans le cas précis de ces élections, les menaces viennent également du camp de ceux qui savent qu’ils seront sanctionnés par la population de la région du Gbôklè pour un bilan inexistant après 5 ans de gestion et surtout un budget colossal de 10 milliards de FCFA dilapidés dans tout sauf dans les attentes des populations.
Fernand Dédeh

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