Cameroun: Élections—Indicateurs de la victoire de Paul Biya

Cameroun: Election—Indicateurs de la victoire de Paul Biya

Cameroun! Tout ou presque se bouscule autour et dans ce pays. Les tentacules externes et internes tentent depuis quelques années d’étrangler cette oasis de paix. Qu’à cela ne tienne, le Cameroun est resté debout et renouera dans quelques mois avec les urnes. La présidentielle 2018 étant prévue le 7 Octobre.

Tweett présidentiel

Quelques jours après la convocation du corps électoral, le président Biya, candidat du RDPC, tweettait, ‘Je serai votre candidat à la prochaine élection présidentielle.’ Une réponse ‘aux appels pressants’ des Camerounais. Une candidature pour ‘relever’—avec ce peuple—les ‘défis pour un Cameroun encore plus uni, stable et prospère.’

Au rang de ces défis, le rejet des clauses de tous les contrats dont ‘les charges sont supportées par le Cameroun alors que la France et l’occident en tire tous les avantages.’ L’articulation sans contrainte des indicateurs économiques qui actionnent le développement des nations. L’autonomie décisionnelle nécessaire à tout chantier d’indépendance politico-économique que les grands hommes d’Etat ont embrassé pour acquérir la souveraineté de leur pays.

Enfin, le suspens a été levé u silence

—Ces défis n’ont pas été explicitement pris en compte dans la chaine de réactions et d’analyses que la postulation de Paul Biya a déclenchée. Les rédactions des media nationaux, et les conseils de guerre des media-mensonges occidentaux et leurs relais Africains, ont néanmoins abordé les angles simplistes mais assez évocateurs de cette annonce de candidature. Le 16 Juillet 2018 marque le start-up des réactions-analyses. Les rédactions moussent. Sans Détour écrit, ‘Paul Biya met fin au suspense.’ Puis développe. ‘Son silence face à la flopée des appels à sa candidature avait fini par fleurir des conjectures sur ses éventuels remplaçants pour le compte du RDPC. Mais depuis Vendredi dernier[13 Juillet], son dossier a été reçu à Elecam, après un message dévoilant son intention sur son compte tweetter.’ Ce même jour, L’Orphelin titre, ‘Enfin, le suspens a été levé.’

De son côté, l’hebdomadaire, Ca Presse du 16 Juillet, note. ‘Paul Biya répond à l’appel du peuple.’ Puis analyse. ‘En déclarant sa candidature aussitôt suivie par son enregistrement à Elecam, le candidat naturel du RDPC met un terme aux supputations qui ont suivi la convocation du corps électoral pour la présidentielle du 7 Octobre 2018, 48 heures plus tôt.’

Mais avant ce tweet présidentiel confirmant la candidature du chef d’Etat Camerounais officieusement annoncée par Grégoire Owona, son silence lourd ne gonfle ni supputations malsaines, ni ne révèle la peur de l’après Biya. Aucune analyse ou presque, ou très rare, ne se focalise sur les conséquences d’un virage successoral mal négocié—Des points et d’autres sur lesquels les media-propagandes occidentaux s’étaient focalisés pour inciter à la division du Cameroun. Un piège qui n’a pas pris.

‘Who runs for CPDM if Biya steps down?’

A l’intérieur, tous se posaient des questions sur la probable ou non-candidature du président Biya. ‘Va-t-il se représenter? Si oui, pourra-t-il être investi dans les délais légaux? Qui l’investira? Le congrès du comité central ou le bureau politique?’ Ces questions que l’ensemble des Camerounais se posaient et dont le bi-hebdomadaire L’Essentiel avait résumé, sont formulées autrement par les media Camerounais.

Le 11 Juillet 2018, The Guardian Post s’interrogeant, ‘Who runs for CPDM if Biya steps down?,’ révèlait, ‘Names of four possible successors mooted within party circle.’ Le lendemain, The Sun parlait du suspens régnant au sein du parti du pouvoir. A sa Une, il écrivait, ‘CDPM waits in suspense!’ Puis posa la question, ‘Will politbureau or congress invest candidate.’ Ce même jour, The Voice insistait sur l’indécision du président. ‘Paul Biya still undecided.’ Mentionnait-il. Dans les kiosques ce jour, le bi-hebdomadaire L’Essentiel sur ce suspens lancinant, titrait, ‘Va-t-il entendre les appels?’ A cette question, il analysait, ‘alors que les appels à candidature fusent de partout, malgré la mobilisation des cadres et militants de base du Rassemblement Démocratique du Peuple Camerounais, le candidat naturel est resté silencieux au point de susciter un débat sur le mode d’investiture du candidat du RDPC.’ Comme The Sun, le bi-hebdomadaire L’Essentiel explora deux scenarii. ‘Le parti de Paul Biya a le choix entre la réunion du bureau politique et un congrès extraordinaire pour son investiture.’

Défis Actuels du 12 Juillet centrait lui aussi son enquête sur le silence du chef de l’Etat. ‘En dépit des appels pressants à déposer sa candidature pour le scrutin du 7 Octobre prochain, le chef d’Etat n’a toujours pas annoncé son intention de briguer un nouveau septennat.’ Analysait-il.

Biya appelé aux urnes

Pendant que le peuple et les media s’interrogeaient si ‘oui ou non’ Paul Biya se représenterait à l’échéance d’Octobre 2018, ce dernier n’était pas aussi sourd que ça à l’appel de ses compatriotes pour un autre mandat. The Info du 16 Juillet 2018 titrait, ‘Biya heeds to the People’s Call.’ Ce même jour, The Post mentionnait à sa Une, ‘Biya Heeds ‘The People’s call.’ Ce 16, Ca Presse emboucha la même trompette. ‘Paul Biya répond à l’appel du peuple.’ Insistant sur l’‘Appel du peuple,’ La Nouvelle du 16 Juillet rappelait le ‘oui!’ de Paul Biya à ses concitoyens. Pendant ce temps, L’Epervier, informait comme d’autres que ‘Paul Biya a répondu à [l’]appel’ des Camerounais.

Les intellectuels, les analystes politiques, les géostratèges, et les géopolitistes/politiciens, ont une analyse qui renverse la base des thèses des media occidentaux et de leurs larbins intérieurs. Le Pr. Titus Edzoa, agrégé de chirurgie—qui a passé 14 ans en prison et n’est sorti que le 24 Février 2014—est de ceux-là. Tirant avantage de la question stupide(?) de Jean Bruno Tagne, journaliste politique pour Canal 2 International qui lui demande—dans sa rubrique ‘La grande interview’— du 17 Juillet 2018 si la candidature de Paul Biya l’a ‘surpris ou si c’était tout à fait naturel cette candidature,’ il clarifie les raisons de l’alignement des Camerounais à la candidature de Biya. ‘C’est au Cameroun que l’on pense qu’une candidature à la présidence de la République à défaut d’être un délit est un crime.’

Apportant des précisions, il explique. ‘Dans un pays de liberté qui a signé la charte Africaine de droits de l’homme, de l’ONU, rien de plus normal de se présenter à une élection quelle qu’elle soit.’ Puis, implicitement, il met au défi ceux qui sont contre cette candidature. ‘Pourquoi voulez-vous pas que le président de la République ne se présente pas comme candidat?’ Pour tout emballer, il lance, ‘c’est à lui de voir s’il se présente ou s’il ne se présente pas.’ Simple énoncé de la théorie de la libre-décision.

Who can stop the old fox?’

Et l’opposition dans cette course au trône? Le ‘oui’ de Biya a le mérite de révéler l’effritement de ce bloc politique. Plus important, ce ‘oui’ a soulevé la question d’un candidat sérieux pouvant représenter les adversaires du chef d’Etat Camerounais aux échéances de 2018.

La question, The Median aussi se la pose. ‘Who can stop the old fox?’ Ce ne sera ni l’homme d’affaire Joshua Osih-SDF-, encore moins le Pr. Maurice Kamto-MRC-, et surtout pas Me. Akere Muna-FPD-. Bien que qualifiant le bilan de Biya de ‘chaotique,’ ces candidats de l’étranger ne pèsent que le temps d’un passage sur les plateaux de télévision et/ou les antennes de radio.

Leur poids politique insignifiant et surtout leur antipatriotisme avéré les avaient conduit à implorer l’ambassadeur Américain Peter Henry Berlerin au Cameroun pour qu’il vole à leur secours. Ventre au sol, Ils avaient rampé, front aux pieds de Berlerin pour lui demander d’user de toute sa malice-déstabilisatrice pour amener Washington à jouer les ‘gendarmes’ dans leur pays et dans la foulée, prendre des sanctions contre Yaoundé—Mieux contre le président Biya et certaines autorités.

Un acte traîtrise qui a creusé un peu plus le gap déjà existant entre eux et les électeurs. Irrité la classe politique dans son ensemble. Choqué certains membres de leurs chapelles politiques. Et donné de la nausée à d’autres. s’étaient indignées de cette traîtrise. ‘J’ai eu de la nausée et du dégout pour ces personnes qui, dans mon intime conviction souffrent d’une constipation intellectuelle. Lorsque ces mousquetaires animés par ce que monsieur Tchiroma appelle « esprits malsains de déstabilisation » se lèvent et s’en vont dans une représentation diplomatique pour supplier de tout faire pour que la crise anglophone perdure et qu’il n’ait pas élections dans les régions du Nord-Ouest et Sud-Ouest afin de déstabiliser le régime de Yaoundé, c’est dire qu’il y a un problème.’ S’indigna le journaliste Martial Owona.

Akere, le Ouattara Camerounais

Les ennemis du Cameroun qui donnent la nausée à Martial Owona, sont les produits des organisations et institutions occidentales. Akere Muna, ancien vice-président de Transparency International, est selon la VOA—l’une des voix de ses maîtres—‘un célèbre avocat héraut de la lutte contre la corruption.’ Pourtant, il serait comme cette organisation, le produit de la corruption. Ce que expliquent certains opposants. D’autres comme Elimbi Lobe pointe son immoralité politique. Puisqu’il s’est fait investir par un parti dont il n’était pas militant. Ce parti? Le FPD—un minuscule parti politique siégeant à Ngaoundéré, qui n’a qu’un conseiller municipal à Ngaoundéré 1er. Ceci moyennant une forte somme et la promesse de la ‘répartition’ des retombées de la cagnotte que la République met à la disposition des candidat pour leur campagne.

D’autres encore l’accusent de soutenir les sécessionnistes. Il ne s’en cache pas. L’annonce de sa candidature le 8 Octobre 2017—semaine que ces criminels-divisionnistes avaient prévu pour proclamer l’indépendance du Nord-Sud/Ouest vient conforter ces accusations. Un choix de date pour s’allier des terroristes et accélérer la partition du Cameroun.

Outre sa détermination à diviser ce pays, Akere Muna, le Alassane Ouattara Camerounais a—comme Ouattara l’avait fait en Côte d’Ivoire—invité l’occident dans les affaires intérieures du Cameroun, pour l’aider à renverser les institutions républicaines. Peu importe le sang qui pourrait couler. Pourvu qu’il soit à la tête du Triangle national comme Ouattara en Côte d’Ivoire, la marionnette des marionnettistes impérialistes.

Ainsi, ‘Monsieur Akere Muna avait été à l’ ONU et à la CPI pour dire que nous sommes de génocidaires.’ Dénonçait le journaliste Ernest Obama qui s’étonnait du ‘mutisme’ de ce dernier lorsque les anti-sécessionnistes sont ‘menacés’ de mort. Son ‘mutisme face aux attaques, aux appels aux meurtres’ des non-ambazoniens(?) ‘montre qu’il y a des choses qui ne sont pas correctes.’ Avançait-il tout en affirmant que Muna l’avait déjà accusé auprès de la Commission de l’Union Européenne. Confirmant ce qu’un cadre du SDF sur le plateau de Afrique Media, disait de lui qu’il ‘a les mains longues.’ Donc capable de déstabiliser le Cameroun à travers ses réseaux extérieurs. Ouattara lui, se glorifiait d’avoir ‘un carnet d’adresse’ bien fourni.

En Octobre 2017, cet excellent avocat mais nul politique, avait diffusé sur internet un enregistrement dans lequel il se présentait comme celui par qui une ‘nouvelle République’ devrait commencer. ‘Nous devons marcher vers une nouvelle République, qui sera fondée sur la bonne gouvernance et sur l’État de droit….. où il n’y aurait plus aucune tolérance pour la corruption, le tribalisme, le népotisme et le favoritisme.’ Une question. Peut-on sortir de la poche ou des tanks des impérialistes et être précurseur d’une ‘nouvelle République?’

La réponse est Oui! Avant de prendre le pouvoir sur le sang avec le concours de la France, des Etats-Unis, et de l’ONU, Ouattara promettait l’avènement d’une ‘nouvelle Côte d’Ivoire’ et d’un ‘Ivoirien nouveau.’ Il jurait aussi d’étonner le monde par ses réalisations. Les résultats sont là. Il a créé une ‘nouvelle Côte d’Ivoire.’ Celle du ‘rattrapage ethnique’ et des ‘prisons privées.’ Il a appauvri ce peuple. Détruit le système éducatif. Recasé les Ivoiriens dans les cimetières. Chacun ayant une tombe pour toit. Liquidé les ressources nationales aux Marocains, Libanais, et Français. Construit des ponts qui se noient à la moindre pluie. Creusé des autoroutes(?) nids de poule dont l’épaisseur du goudron est comparable à celle d’une couche de cirage sur une chaussure. Le chapelet de sa déconstruction de l’Eburnie est long.

Akere Muna est dans ce schéma. El Awa, un internaute qui ne croit pas à Akere a écrit, ‘Muna is an opportunist that uses his intellectualism to manipulate ignorant and emotional unstable villagers as he sent them underground. He can’t be a president.’

Kamto, chantre du FCFA et de l’homosexualité

Si la majorité des Camerounais n’a pas confiance à Muna, ils sont aussi représentatifs ceux qui n’accordent aucun crédit au Pr. Maurice Kamto, bon avocat, et président du Mouvement pour la renaissance du Cameroun (MRC). Comme Muna, il est une fabrication de Paul Biya.

Les électeurs lui reprochent une position ambigüe sur tous les sujets touchant la France. Le 27 Novembre 2014, lors d’une plénière ‘extraordinaire’ portant sur la lutte contre l’insécurité et le terrorisme à l’Assemblée Nationale Camerounaise, Lazare Soub, député issu du MRC, avait accusé ‘la France d’être l’instigatrice de la crise en République Centrafricaine.’ Le lendemain, dans un communiqué-pardon adressé à la France, Kamto écrivait, ‘le MRC, au-delà des rapports qu’entretient le gouvernement Camerounais avec ses partenaires bilatéraux et multilatéraux, et plus particulièrement avec la République Française, apprécie et encourage les efforts inlassables et multiformes qu’ils fournissent en faveur du Cameroun et des pays de la sous-région dans la lutte contre toutes les formes de terrorisme.’ Il conclut sa génuflexion en se rendant à l’ambassade de France quelques jours après.

Fin Juin 2015, s’exprimant au sujet du FCFA, il déclara, ‘je ne vais pas vous dire ce qu’on fera du franc CFA.’ Comme pour se convaincre de l’absurdité de son argumentatioon, il jura que ‘ça coûte des voix au MRC que de dire des choses irresponsables.’

Sous la pression intellectuelle des panafricanistes engagés contre le FCFA, il se rétracte mais demeure dans une position mi-claire, mi-sombre. ‘Nous sortirons du francs CFA dès que les conditions seront réunies.’ Avait-il dit, puisque ce franc des colonies ‘n’est plus une monnaie compétitive.’ Un aveu qui ne convainc personne de réfléchie quant à son honnêteté sur cette question.

Girouette au vent, après son intronisation le 2 Décembre 2012 comme président du MRC, il accordait son soutien aux pédés et Cie. ‘Je n’ai rien à penser de l’homosexualité. Il peut arriver que des Camerounais où des citoyens d’autres pays du monde aient des tendances, je dirais naturelle en eux, en une certaine inclinaison vers certaines pratiques sexuelles, il faut les respecter.’ Avait-il avoué.

Désapprouvé, Kamto change de langage. ‘Si je voulais parler comme un de mes camarades du parti, je dirais que les Camerounais ne maîtrisent pas encore cet autre-là. Mais pour parler plus sérieusement, je dirais que la loi camerounaise interdit l’homosexualité et il n’y a nulle part inscrit dans notre programme ou dans notre projet de société que nous entendons demander la levée de cette loi, ou que nous nous fixons pour objectif la levée de cette loi lorsque nous seront aux affaires.…Je crois qu’il faut comprendre que ces questions-là sont des questions de mœurs, donc touche à la morale et les questions de valeurs dans un pays sont fonction de l’état de l’opinion et de la sensibilité du peuple de ce pays. Or la sensibilité de la majorité écrasante de toutes les confessions religieuses et de toutes les régions du Cameroun est opposée à l’homosexualité. Il y a aucune raison pour que le MRC ait une position différente de celle de son peuple.’

L’inconstance de cet ‘imminent’ juriste sur les questions phares qui se posent à l’Afrique, a toujours soulevé un orage de critiques à son encontre. Pour essayer d’avoir la tête hors des eaux, il avait fait appel en 2015 à Renaissance, le journal du parti pour polir son image. Ses propagandistes écrivaient, ‘les concurrents du MRC croient pouvoir distiller dans l’opinion que le professeur Maurice Kamto est le candidat des Français et que sa position sur le franc CFA n’est que le premier signe de cette collusion…Ce qui n’a pas manqué de semer le doute dans l’esprit de certains militants et sympathisants.’ Mais Kamto est têtu. Il replonge toujours.

Candidat pour garantir la paix et la sécurité            

Le chemin tortueux de la traîtrise emprunté par l’opposition, plus encore par ceux—Muna et Kamto—que les milieux mafieux occidentaux font miroiter aux Camerounais comme des ‘messies,’ a fini par convaincre ces derniers que le président Biya est ‘le candidat qui garantit la paix.’ Meilleur candidat pour sécuriser leur pays, L’Epervier, révélait que depuis le ‘13 Juillet 2018 jour de la déclaration de sa candidature et de dépôt de son dossier, les amoureux de la paix, de la sécurité et de la stabilité exultent.’ UDP Chair dans News Watch avertit.‘Cameroon without Biya would be worse than South Soudan.’ Cette analyse du leader de UDP sonne comme une réponse à Jeune Afrique qui dans sa publication du 15 Juillet 2018 écrivait, Biya, ‘85 ans dont trente-six au pouvoir, briguera un septième mandat, le 7 Octobre, en dépit de vives tensions dans les régions anglophones.’ Une plume maléfique orientée pour activer la déstabilisation de ce pays. Mais les Camerounais ne sont pas bêtes.

Dans leur ensemble en tant que citoyens, ils pensent comme l’opposition-patriotique—l’écrasante majorité de ceux qui se sont toujours opposés à l’Administration Biya—que le président-candidat Biya par son expérience, et son âge qu’il peut mettre sur la balance du sacrifice suprême, est le risque sûr. Une confiance qui l’obligerait à restaurer le Cameroun comme il l’avait trouvé en 1982 en accédant au pouvoir. News Watch du 17 Juillet pose d’ailleurs cette question. ‘Will Biya leave Cameroon as he met it in 1982?.’

Biya seul peut le faire au soir du 7 Octobre. Puisque ‘le rêve de la candidature unique de l’opposition [s’est] éloign[é],’ annonce Mutations dans son édition du 17 Juillet précisant qu’‘Après Maurice Kamto vendredi[13 Juillet], Akere Muna a déposé sa candidature’ le lendemain à Elecam. Par conséquent, l’opposition dans son état actuel de dispersion organisationnelle donne de l’avantage à Paul Biya.

Grand favori, il part

A cela, il faut ajouter la pertinence politique du Chef d’Etat Camerounais, qui depuis Genève, un des maillon important de la diplomatie et des négociations économiques du monde, a pu donner au Cameroun une dynamique anticoloniale en nouant des actes de partenariat avantageux, et en cassant ceux désavantageux comme les contrats léonins. A ces bons points, il y a mieux! Ses victoires militaires sur Boko Haram au Nord et à l’Extrême Nord, sur les terroristes de Ayuk au Nord/Sud-Ouest, et à l’Est sur les rebelles venus de la Centrafrique. Ces faits ont créé une cohésion quasi-nationale autour de lui.

Une communion citoyenne qui désarticule les élucubrations et jérémiades de quelques media nationaux et étrangers, au langage ordurier sous les béquilles financières occidentales comme L’Express du Faso. Dans son édition du 16 Juillet, sous le titre ‘Paul Biya n’a pas pitié de son pays, le Cameroun,’ ce journal verse dans la bassesse journalistique. ‘Il a quatre-vingt-cinq ans. Au bord de la tombe. Il en a passé 36 ans au pouvoir. Sois 6 mandants sans discontinus. C’est lui, ce vieux croulant sous le poids de l’âge et du pouvoir qui veut briguer un septième mandat à la tête du pays, le Cameroun. Comme si dans son parti, le Rassemblement Démocratique du peuple Camerounais, il n’y avait personnes d’autre plus jeune pour le remplacer.’ Se ridiculisait-il.

Ce ton de poubelle et les agi-prop sur les réseaux sociaux, n’empêchent pas que Paul Biya soit le ‘grand favori’ pour la compétition électorale du 7 Octobre. L’Orphelin du 16 Juillet titre ‘Paul Biya se présente en grand favori.’ Le bi-hebdomadaire, Génération Libre écrit, ‘En grand favori, le chef de l’Etat du Cameroun, Paul Biya, est candidat à sa propre succession.

‘Grand favori’ parce que ce peuple de maquisards est convaincu que le président Biya assure et réassure, incarne l’unité, et conjugue l’autodétermination à la souveraineté du Cameroun.

Feumba Samen

Une pensée sur “Cameroun: Élections—Indicateurs de la victoire de Paul Biya

  • 07/08/2018 à 17:12
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    Au moment où Ouattara semble être isolé, ses soutiens d hier et lui ; Henri Konan Bedié , Guillaume Soro n accordant plus le même violon et surtout l appel incessant du peuple dici et d ailleurs pour qui sans cette amnistie de Simone et du président Gbagbo, la paix en Côte d Ivoire serait un leurre, ce Monsieur s est senti dans l obligation de forcer un passage pour une sortie honorable.
    Beaucoup n y croient pas mais tant que le président Gbagbo sera toujours détenu à la CPI, la Côte d Ivoire n étonnera pas le chant de l unité

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