Un conte de deux villes, Moscou et Washington

par Batiushka.

(Avec des excuses à Charles Dickens)

C’était le meilleur des temps, c’était le pire des temps, c’était l’âge de la sagesse, c’était l’âge de la folie, c’était l’époque de la croyance, c’était l’époque de l’incrédulité, c’était la saison de la lumière, c’était la saison des ténèbres, c’était le printemps de l’espoir, c’était l’hiver du désespoir.

Les premiers mots de « Un conte de deux villes »

C’est le meilleur des temps. Ce que certains, à Moscou et dans le monde chrétien orthodoxe en général, attendaient depuis mille ans est en train de se réaliser. Comme cela a été prophétisé maintes et maintes fois au cours des siècles, l’Occident et son impérialisme impitoyable s’effondrent face à la résistance du Reste qui souffre depuis longtemps et qui est exploité depuis longtemps. Cette lutte est menée par la Russie. Quelle époque pour être en vie. Nous ne pensions pas vivre encore pour le voir. Après le désastre de l’idéologie occidentale et russophobe de la démocratie parlementaire, qui a été imposée par la Grande-Bretagne et d’autres pays à l’ancien Empire russe en février 1917, et ensuite, en tant que premier exemple de retour de flamme pour l’Occident, ces incompétents ont transmis le pouvoir aux mains de l’idéologie tout aussi occidentale et russophobe du marxisme, qui a commencé à génocider ses peuples sujets en octobre 1917.

C’est la pire des époques. Personne n’aime cette guerre imposée par Washington. Des gens meurent, des gens sont mutilés dans leur corps et dans leur âme, des gens sont exploités et manipulés. Notre douleur est encore plus grande pour les peuples occidentaux, que leurs riches élites s’apprêtent à menacer de mort par la faim et de mort par le froid, avec tous les conflits civils qui pèsent sur eux comme un noir Jugement dernier.

C’est l’âge de la sagesse. Certains, à Moscou et ailleurs, savent qu’il s’agit d’une guerre existentielle, non seulement pour la Fédération de Russie, mais pour le monde entier. Soit nous aurons une dictature mondiale unique imposée par les élites occidentales, soit nous aurons la liberté et la paix, la justice et la prospérité.

C’est l’âge de la bêtise. La gérontocratie de Washington a imposé un choix. Sur 330 millions d’Américains, tout ce qu’ils ont pu trouver comme candidats au poste de président des États-Unis, celui qui a la charge du bouton nucléaire, ce sont deux hommes très âgés, un homme d’affaires mal réputé et chargé de viagra et un double dealer mal réputé à la moralité personnelle douteuse, souffrant clairement d’un début de démence.

C’est l’époque de la croyance. Il y a ceux qui, à Moscou et ailleurs, croient que les valeurs des religions traditionnelles peuvent vaincre le grand Satan et sa dépravation.

C’est l’époque de l’incrédulité. Il y a ceux qui, à Washington et ailleurs, ne veulent pas ou ne peuvent pas croire que le monde occidental est complètement corrompu et qui sont tellement trompés qu’ils sont convaincus de leurs propres mensonges.

C’est la saison de la lumière. Enfin, à Moscou et ailleurs, la possibilité d’une liberté et d’une vie nouvelle pour les peuples du monde autrefois asservis apparaît.

C’est la saison des ténèbres. Les médias occidentaux contrôlés par la CIA, alimentés par les judas de Washington, s’efforcent de répandre l’obscurité de leurs mensonges tentaculaires dans le monde entier.

C’est le printemps de l’espoir. Le 24 février 2022 (nouveau style), 105 ans jour pour jour après son asservissement par l’Occident (ancien style), Moscou a proclamé le printemps de la libération de l’Ukraine, de la libération physique des russophones et de la libération spirituelle de tout le pays du joug jumeau du Militarisme et du Nazisme.

C’est l’hiver du désespoir. À quelques semaines seulement des premières nuits froides, personne à Washington ou dans le monde de l’Europe occidentale ayant un esprit qui fonctionne encore ne se réjouit de cet hiver. La faim et le froid, la faillite et le chômage, avec la désobéissance civile de masse qui s’ensuit, attendent les peuples occidentaux. Entendez-vous les démons rire ? Ils se moquent de vous, les masses occidentales naïves, crédules, bernées, zombifiées, gazées par votre élite narcissique et égocentrique.

L’espoir

« Je vois une belle ville et un peuple brillant émerger de cet abîme et, dans leurs luttes pour être vraiment libres, dans leurs triomphes et leurs défaites, au cours des longues années à venir, je vois le mal de cette époque et de l’époque précédente, dont ceci est la naissance naturelle, s’expier progressivement et s’épuiser. C’est une bien, bien meilleure chose que ce que je fais, que ce que j’ai jamais fait… »

Extrait du paragraphe final de « Un conte de deux villes »

Si nous pouvons gagner contre le Mordor de l’Occident collectif et ses armes de destruction, de sanction et de propagande, que les Alliés sont en train d’épuiser en Ukraine, alors rien de la prophétie ci-dessus ne nous échappera.

Il y a ceux qui peuvent voir les luttes pour être vraiment libres, les triomphes et les défaites, pendant les longues années à venir. Il y a ceux qui peuvent voir le mal de ce temps de 2022, et du temps précédent, les mille ans qui l’ont précédé, dont le présent n’est que le résultat logique. Il y a ceux qui voient que c’est enfin l’occasion pour les élites occidentales de se repentir de leurs crimes millénaires envers le reste du monde, d’abord envers leurs propres peuples, puis envers les peuples d’Europe de l’Est et de Russie, du Moyen-Orient et d’Afrique du Nord, d’Amérique centrale et du Sud, d’Amérique du Nord, d’Afrique centrale et australe, d’Asie et d’Océanie. Cette repentance, dans l’esprit, le cœur et les actes, serait en effet une bien, bien meilleure chose que le monde occidental pourrait faire que tout ce qu’il a jamais fait auparavant.

source The Saker Blog

traduction Hervé, relu par Wayan, pour Le Saker Francophone

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