Georges Ouegnin, président de l’EDS, s’adresse au participants du Sommet UA/UE

DÉCLARATION DE « ENSEMBLE POUR LA DÉMOCRATIE ET LA SOUVERAINETÉ » (EDS)
A L’OCCASION DU SOMMET UNION AFRICAINE (UA) /UNION EUROPÉENNE (UE) ABIDJAN LES 29 ET 30 NOVEMBRE 2017

Du 29 au 30 Novembre 2017, la Côte d’Ivoire aura l’insigne honneur d’accueillir, à Abidjan, environ 5 000 personnalités (experts y compris) représentant 83 pays, dans le cadre du cinquième sommet UA-UE.

Le thème central « Investir dans la jeunesse pour un avenir durable » et ses principales déclinaisons, Jeunesse, Emploi, Immigration et Investissement, révèlent tout l’intérêt que le « Vieux Continent » et le « Continent Berceau » portent aux générations présentes et futures.

La Plateforme politique “Ensemble pour la Démocratie et la Souveraineté” (EDS) souhaite la bienvenue à ces différentes personnalités, salue hautement cette tribune en ce qu’elle constitue une hymne à la solidarité et au partage entre les peuples.

EDS voudrait indiquer que le drame des migrants qui frappe la jeunesse africaine et qui crée l’émoi dans toutes les consciences aujourd’hui, trouve ses racines dans la gouvernance des Etats Africains et dans la gestion de ce phénomène par l’Union Européenne.
En conséquence EDS appelle le 5ème sommet UA-UE à se pencher résolument sur cette question aux fins d’adopter les résolutions pertinentes susceptibles d’apporter des solutions pérennes à la problématique jeunesse, emploi, immigration et investissement.

EDS voudrait interpeller l’UA et l’UE sur ce qui se passe réellement en Côte d’Ivoire, une réalité malheureusement aux antipodes de l’image reluisante que les tenants actuels du pouvoir montrent à l’extérieur, notamment en matière de démocratie et de droits de l’homme, de réconciliation nationale et de gouvernance politique.

En effet depuis la crise post-électorale de 2010-2011 et l’avènement de ce régime, des centaines d’ivoiriens, partisans et sympathisants du Président Laurent GBAGBO, sont injustement et abusivement détenus dans les geôles du pouvoir, comme en témoignent de nombreux rapports d’organisations nationales et internationales de défense des droits de l’homme.
Des hommes et des femmes sont détenus depuis plus de six ans sans jugement. Certains parmi ces prisonniers politiques ont été victimes de torture, de traitements inhumains et dégradants et se meurent à petit feu. De plus, des milliers d’ivoiriens ont été contraints à l’exil et y sont maintenus par des méthodes de harcèlement et de persécution judiciaire.
Leur unique crime est d’avoir voté et soutenu le Président Laurent GBAGBO lors de la présidentielle d’octobre 2010 ou d’appartenir à son parti politique.

Ces faits, qui constituent de graves violations des droits de l’homme, interpellent l’UA et l’UE, dont l’autorité et la crédibilité reposent sur leur attachement au strict respect de ces valeurs universelles.
EDS rappelle que la déportation du Président Laurent GBAGBO et sa détention à la Haye avec son ministre Charles Blé GOUDE, le maintien illégal et abusif en prison de Madame Simone EHIVET GBAGBO, de centaines de prisonniers politiques civils et militaires ainsi que le maintien en exil de milliers d’Ivoiriens, constituent un obstacle majeur à une véritable réconciliation nationale pour une paix durable à laquelle tous les ivoiriens aspirent.
EDS invite donc instamment l’UA et l’UE à œuvrer résolument à la libération du Président Laurent GBAGBO et du Ministre Charles Blé GOUDE.
EDS appelle également l’UA et l’UE à faire pression sur Le Chef de l’Etat ivoirien Monsieur Alassane OUATTARA, hôte de ces assisses, en vue de la libération sans condition de Madame Simone EHIVET GBAGBO, de tous les prisonniers politiques civils et militaires ainsi que du retour sécurisé et dans la dignité de tous les exilés.

EDS rappelle, par ailleurs, que la Cour Africaine des droits de l’homme et des peuples, dans un arrêt rendu le 18 novembre 2016 et confirmé le 28 septembre 2017, a jugé que la commission chargée des élections en Côte d’Ivoire, la CEI, est illégale car non conforme aux normes internationales et de ce fait viole les droits des citoyens Ivoiriens à choisir librement leurs dirigeants.
En conséquence, la cour a ordonné à l’Etat de Côte d’ivoire de mettre en place une nouvelle Commission électorale, plus démocratique, et de présenter un rapport sur l’exécution de cette décision dans un délai d’un an à compter de novembre 2016.
EDS demande à l’UA et l’UE d’inviter les autorités ivoiriennes à se soumettre et à exécuter cette décision de justice.
L’image contient peut-être : 3 personnes, personnes deboutA cette fin, la plateforme EDS, soucieuse d’enraciner la démocratie en Côte d’ivoire en dotant notre pays d’un organe électoral crédible, appelle à un dialogue politique avec le gouvernement, en vue de la mise en place, par consensus, d’une commission électorale véritablement indépendante et conforme aux normes internationales, pour une alternance démocratique et pacifique.

 Fait, à Abidjan le 27 Novembre 2017
Le Président de EDS
Professeur GEORGES-ARMAND OUEGNIN

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