Élites ou lie de la société ? Les vrais aristos

Publié par Michelle d’Astier de la Vigerie le 25 février 2019
Jupiter, nostalgique

Je l’avoue à ma grande honte, durant longtemps, j’ai été élitiste, et je ne le savais pas.

Prenons la définition de « élitisme » dans Wikipédia : « L’élitisme est une idéologie qui soutient l’accession au pouvoir de personnes jugées comme les meilleures, comme supérieures (aux autres, au peuple) ; et qui réciproquement considère le peuple comme inférieur, et en conséquence devant être gouverné par l’élite. »

Dans le Larousse : « Attitude ou politique visant à former et à sélectionner les meilleurs éléments d’un groupe sur le plan des aptitudes intellectuelles ou physiques, aux dépens de la masse. »

Je l’étais par naissance, par mon entourage familial, par mes études, par mon QI, par mon mariage, par mes amis, par les hautes fonctions que j’ai parfois exercées, par les célébrités politiques, artistiques ou culturelles que je côtoyais et qui mangeaient à ma table (ou moi à la leur). J’ai navigué dans la jet society durant quelques années, là, mes « amis », c’étaient les milliardaires : avions privés, Rolls, yachts, villas somptueuses, châteaux…

Je n’avais pas conscience d’être élitiste. Pour moi, j’étais dans mon monde normal, un acquis de naissance, un passe-droit inaliénable, un héritage ancestral entretenu par le fait qu’on est coopté dans le sérail. Les nouveaux riches, parmi « nous », on les traitait de snobs et on les regardait avec condescendance, voire un certain dégoût. Quant au « petit peuple », c’est simple, on ne le connaissait pas, c’était comme s’il vivait sur une autre planète. Mais jamais il ne nous serait venu à l’esprit de le mépriser, même si on se sentait faire partie d’une élite quasi de droit divin.

Autant dire que je sais comment fonctionnent intellectuellement Macron et ses comparses de l’oligarchie financière, comment fonctionnent intellectuellement les hauts fonctionnaires sortis de l’ENA ou équivalent, ou encore les politiciens mangeant au même râtelier. La plupart d’ailleurs, si vous les rencontrez un par un, ce sont des gens brillants, sympathiques, ouverts qui souvent vous paraissent super humbles. Ils font de bonnes oeuvres, ils appartiennent à des clubs huppés où les bonnes oeuvres abondent aussi, comme dans la franc-maçonnerie, et franchement, ils sont comme des frères, ils se tiennent les coudes entre eux, et se regardent presque toujours eux-mêmes comme des gens nés pour dominer, gouverner, être à la tête…

Bref, ils font partie du meilleur des mondes, comme disait Huxley.

Maintenant, je vais parler des vrais aristos. J’en fais aussi partie :-). Donc j’en ai rencontré aussi beaucoup. Les aristos, ce n’est pas l’élite telle qu’on la connaît aujourd’hui. Les « aristos », par définition, ce sont les meilleurs, ceux qui ont prouvé qu’ils l’étaient, et cela n’a que bien peu à voir avec des patronymes et des particules. Il fut une période où j’ai connu un monde aristocratique particulier : celui des résistants de la première heure, qui avaient risqué leur vie pour la France. Certains avaient été torturés, d’autres envoyés dans les camps de concentration, et tous avaient en commun d’avoir perdu nombre de leurs compagnons d’armes, d’avoir, à cause de cela même, une vraie et grande humilité, et de ressentir pour leur pays un amour indéfectible. Ils l’avaient prouvé ! C’étaient des gens au coeur noble, de vrais aristocrates.

J’en ai rencontré d’autres, des aristos, qui l’étaient de naissance, des princes, des ducs, des comtes,… La plupart étaient d’une exquise courtoisie, avaient avant tout le sens du devoir, et étaient d’une humilité que l’on rencontre rarement dans le monde : ils savaient que tout ce qu’ils étaient ne venait pas de leurs propres mérites, mais de ce que leurs ancêtres avait accompli et su faire perdurer, parfois durant des siècles. Tous avaient été éduqués dans une valeur devenue bien rare, l’intégrité. Beaucoup, quand ils étaient argentés (pas tous, vraiment pas !), étaient généreux, mais personne d’autre qu’eux ne le savait. On l’apprenait par hasard de la bouche des bénéficiaires.

Je me souviens d’un ami très proche et qui me manque toujours, bien qu’il soit mort depuis presque quarante ans, un duc au nom très connu. Il avait un grand château. Comme il était député, il y était rarement. Quand il y séjournait, il était quasiment tout le temps dans la grande cuisine, avec tous ceux qui travaillaient sur le domaine, pour régler avec eux tous les problèmes d’intendance. Car il fallait les assumer, les charges du château ! Pas question de le laisser se désagréger : il l’avait reçu en héritage, il devait le transmettre en héritage et il ne se sentait qu’intendant de ses biens. Tous les samedis matins, les gens du village, et même de toute la province, affluaient pour le voir : ils venaient exposer les injustices qu’ils avaient subies et demandaient son arbitrage, parce qu’ils savaient que c’était un homme juste. Tout le monde respectait ses arbitrages, mêmes les adversaires les plus retors. C’était Monsieur le Duc, point final ! Et cela évitait les tribunaux et les frais d’avocats. Bien sûr, il ne se faisait jamais payer. C’était son devoir de duc, et une de ses missions, et tout le monde le respectait.

Vous croyez que c’est rare ? Pas du tout. Les vrais aristocrates oeuvrent sans bruit et, je le rappelle, leur vraie signalétique, c’est qu’ils ont le sens du devoir, l’amour de leur patrie, et qu’ils prouvent qu’ils sont les meilleurs par leurs actes. Bien sûr, il y a parmi eux des moutons noirs, des fils prodigues, et même, parfois, des snobs ou des usurpateurs de titres !

Vous connaissez la grande différence entre les élites d’aujourd’hui et les aristos d’hier (et d’aujourd’hui) ? Les seconds n’ont pas besoin de se mettre en confrérie et de s’allier entre eux pour s’élever au-dessus du lot et dominer sur les autres. Ils ont des motivations élevées et jamais égoïstes, ils se sentent le devoir de protéger les petits et ne croient jamais que ce qu’ils ont reçu par naissance leur appartient : ils en sont juste les gérants et les transmetteurs d’un patrimoine moral, tout autant que d’un patrimoine matériel (quand le fisc ne leur a pas tout pris).

Les élites d’aujourd’hui ont un coeur vil et vénal, ils sont avides de sièges et de titres d’honneur, et ils méprisent tous ceux qui ne font pas partie de leur cénacle.

Vous me croyez utopiste ? Idéaliste ? Manichéenne ?

Un jour, j’ai été très interpelée par une phrase de la Bible :

Pr 30: 21 Trois choses font trembler la terre, Et il en est quatre qu’elle ne peut supporter : 22 Un esclave qui vient à régner…

J’étais d’autant plus interpelée que je revenais du Congo, j’y avais vu les ravages et la destruction qu’avaient laissé 32 ans de « règne » de Mobutu. Le pays, à la fin, était en ruine, toutes ses infrastructures détruites, alors qu’il regorgeait de richesses. J’y suis allée pour la première fois quatre ans après la fin de Mobutu. La ruine du pays était toujours affligeante, la famine rampait partout. Je me demandais comment un peuple avait pu laisser faire tout cela pendant trente-deux ans… Trente-deux ans, c’est long ! Les révoltes avaient été écrasées dans le sang, et comme dab, pour des motivations mercantiles, avec l’aide des pays occidentaux qui pillaient le pays sans vergogne. C’était d’ailleurs à cause de massacres énormes perpétrés par la Belgique qui voulait maintenir ce pays en esclavage que Mobutu avait été plébiscité au départ comme un sauveur. C’était l’homme-léopard, qui est vite devenu un mégalo sanguinaire, qui a su se maintenir au pouvoir par la corruption généralisée de l’armée, de la police et des fonctionnaires… et bien sûr par des « cadeaux » discrets, mais conséquents, aux puissants de ce monde. On se souvient des diamants de Bokassa, un beau scandale en France, mais ça, c’est une autre histoire. Bien des Congolais m’ont raconté que tous les moyens étaient bons pour pouvoir avoir un membre de la famille dans les allées du pouvoir de Mobutu : c’était l’assurance d’avoir à manger tous les jours, sans compter nombre d’avantages.

Pharaon (mot qui veut dire : roi), c’est un esclave qui domine sur les esclaves. Il n’est pas respectable. Pour se faire respecter, il doit régner par la terreur. Alors, il a une armée puissante, et comme il ne supporte pas les sages conseils, il s’entoure de conseillers-courtisans et de sorciers.

Observez les dictateurs : ils sont toujours entourés et protégés par une garde rapprochée, des gens qui leur seront fidèles, parce qu’ils sont mieux beaucoup traités que les gens « ordinaires », financièrement et avec des postes de pouvoir sur autrui, pouvoir qu’ils exercent notamment par la terreur. Rappelez-vous Hitler, Staline, Tito, Saddam Hussein, Mobutu… Ils sont innombrables. Prenez Maduro aujourd’hui. Dans un article qui lui est consacré, je lis : « Les membres du cercle restreint du dirigeant ne lui restent loyaux que s’ils peuvent compter sur lui pour leur permettre d’avoir un accès important, stable et régulier à la richesse et au pouvoir ». « … au cours des décennies passées, Maduro et son prédécesseur Hugo Chávez ont mené avec succès une purge de milliers de fonctionnaires et militaires, sapé les institutions démocratiques et miné le pouvoir judiciaire. »

 Cela ne vous rappellerait pas un certain Macron ? On est bien mal barré !

À moins que l’armée française, si elle a à sa tête des généraux au coeur « d’aristos » (je crois qu’elle en a), décide qu’il faut arrêter ce cloporte avant qu’il ait définitivement bousillé la France… et sans l’arrière-pensée de le remplacer par sa propre dictature, éternel piège dans lequel tombent les armées qui éjectent un dictateur de son siège de pouvoir !

Ou bien c’est un autre léopard aux dents longues qui est porté au pouvoir après s’être longtemps tapi dans l’ombre. Dieu nous en préserve !

Macron, c’est un esclave (esclave de ceux qui l’ont financé et porté au pouvoir par la magouille et la forfaiture) qui veut réduire les Français en esclavage pour pouvoir dominer sur eux. C’est un Pharaon, un « roi » non respectable, un mégalo qui se prend pour Jupiter, une baudruche dans les mains des « sorciers » de la finance. Il n’a pas un coeur d’aristo, il n’aime pas la France, il a un coeur vil, et n’a donc pas reçu une autorité qui lui vienne d’en Haut. Rappelons-nous ce que Jésus dit à Pilate: « Jn 19 : 11 Jésus répondit : Tu n’aurais sur moi aucun pouvoir, s’il ne t’avait été donné d’en haut. ». Macron ne peut continuer à régner qu’en payant grassement ses fidèles et en soudoyant par des privilèges (ses prédécesseurs ont fait de même) tous ceux dont il a besoin, dans la police, dans la justice, à l’Assemblée, au sénat, à Bercy, avec des promesses de susucres telle la préfectorale ou des sièges lucratifs.

Macron, c’est Maduro, Tito, Hitler, Mobutu… Ils sont interchangeables.

J’exagère ? Hélas ! Notons que tous les dictateurs finissent généralement assassinés, en exil, discrédités, mais très riches… Discrédités, Macron l’a été en quelques mois : ses turpitudes, ses écarts de langage, sa morgue, ses décisions lamentables, quand elles ne sont pas destructrices du pays (Pacte de Marrakech, ouverture à une immigration islamique massive, traité d’Aix la Chapelle …). Leur fortune, ils ne l’emportent pas au paradis, dans lequel je doute bien fort qu’ils accèdent jamais ! Dans quelles poches disparaissent leurs fortunes ? Grand mystère. En tout cas, elles ne retournent jamais au peuple !

Alors, quelle solution ? Les articles de Guy Millière sont d’une lucidité désespérante. Aucune solution ! Les GJ ? C’était un rêve qui semble s’évaporer en fumée : le Pouvoir est parvenu sournoisement à discréditer le mouvement, en se servant abondamment de ses moutons noirs et en montant en épingle une information archi orientée, autant dire désorientée. Mais Macron et consort se trompent. Ce mouvement va ressurgir, s’amplifier, l’épreuve l’aura mûri, il aura appris à discerner ses moutons noirs et à les écarter. Il pourrait bien ressembler soudainement à un tsunami qui renverse et balaie tout.

Je continue à proclamer : La France, messieurs Macron et Cie, ne vous appartient pas, vous ne la connaissez pas, c’est elle qui va vous renverser. Pour les athées, je dirai que c’est mon petit doigt qui me l’a dit. Pour les chrétiens, j’affirmerai: c’est Dieu qui me l’a dit, confirmé, encore confirmé, par des songes, des visions et par de multiples bouches prophétiques. Je peux même vous confier que Dieu prépare en secret, pour remplacer la racaille islamo-gauchiste qui domine sur la France, des milliers d’hommes et de femmes au coeur d’aristo. Vous vous rappelez ? Ces gens qui ont le sens du devoir, qui aiment la France, et qui, à un signal de Dieu, vont se lever tous ensemble et se retrouver dans les places que Dieu a préparées pour eux.

Il a fallu un Moïse pour renverser Pharaon. Il n’a pas surgi par hasard. Dieu l’a préparé durant 80 ans ! Ensuite, il était revêtu de l’autorité d’en Haut. Je crois, je sais dans mon coeur, que Dieu a préparé dans le secret des hommes et des femmes capables de redresser la France.

Mais ça va secouer …

Reproduction autorisée avec la mention suivante : © Michelle d’Astier de la Vigerie pour Dreuz.info.

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