Armées : Macron annonce la création d’un commandement militaire de l’espace

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Le chef de l’Etat a décrit le domaine spatial comme un « véritable enjeu de sécurité nationale ».

Le Monde avec AFP

Le président de la République, Emmanuel Macron, la ministre française de la défense, Florence Parly, la secrétaire d’Etat auprès de la ministre des armées, Geneviève Darrieussecq au ministère des armées, Paris, le 13 juillet 2019.
Le président de la République, Emmanuel Macron, la ministre française de la défense, Florence Parly, la secrétaire d’Etat auprès de la ministre des armées, Geneviève Darrieussecq au ministère des armées, Paris, le 13 juillet 2019. POOL / REUTERS
Le président Emmanuel Macron a annoncé samedi la création d’un commandement militaire dédié à l’espace, lors d’un discours au ministère des Armées à la veille du défilé du 14 juillet. « Pour assurer le développement et le renforcement de nos capacités spatiales, un grand commandement de l’espace sera créé en septembre prochain » au sein de l’armée de l’Air qui « deviendra à terme l’armée de l’Air et de l’Espace », a-t-il déclaré devant la communauté militaire à la veille de la parade sur les Champs-Elysées.

Qualifiant l’espace de « véritable enjeu de sécurité nationale, par la conflictualité qu’il suscite », le président Emmanuel Macron avait assuré l’an dernier vouloir doter la France d’« une stratégie spatiale de défense », qui est désormais prête, a-t-il affirmé samedi. « La nouvelle doctrine spatiale et militaire qui m’a été proposée par la ministre des armées, que j’ai approuvée, permettra d’assurer notre défense de l’espace et par l’espace », a-t-il souligné.

« Nous renforcerons notre connaissance de la situation spatiale, nous protégerons mieux nos satellites, y compris de manière active », a promis le chef de l’Etat, en assurant que « les nouveaux investissements indispensables seront décidés ».

Course à l’espace

Dans un entretien accordé au Monde vendredi 12 juillet, le général François Lecointre ; chef d’État-major des armées avait indiqué l’importance à venir du domaine spatial pour la défense nationale :

L’espace […] Jusqu’à présent, nous le pensions comme l’endroit à partir duquel on applique des effets sur la Terre. Maintenant nous pensons l’action dans l’espace. Il est un champ de manœuvre, non de bataille. La France se refuse à l’arsenalisation et continuera à militer, dans les enceintes internationales, pour la prévenir. Mais elle va se défendre et développe ses capacités de détection des menaces sur ses satellites.

Espionnage, brouillage, attaques cyber, armes antisatellites… L’espace, indispensable aux opérations militaires, est devenu un champ de confrontation entre nations, mettant la France au défi de muscler ses capacités dans ce théâtre hautement stratégique et de plus en plus militarisé. Les plus grandes puissances spatiales mondiales, les Etats-Unis, la Chine et la Russie, sont engagées depuis plusieurs années dans une course pour la domination de l’espace.

La loi de programmation militaire française (LPM) 2019-2025 prévoit un budget de 3,6 milliards d’euros pour le spatial de défense, qui doit notamment permettre de financer le renouvellement des satellites français d’observation CSO et de communication, de lancer en orbite trois satellites d’écoute électromagnétique (CERES) et de moderniser le radar de surveillance spatiale GRAVES.

Programme « Celeste »

Au Salon aéronautique du Bourget, en juin dernier, Florence Parly avait annoncé que la France allait lancer des études portant sur les prochaines générations de satellites militaires d’observation optique et de renseignement électromagnétique. « Nos opérations ne peuvent plus se passer de nos capacités spatiales qui contribuent de façon décisive à notre autonomie d’appréciation, de décision et d’action », avait-t-elle alors souligné en évoquant le lancement de deux programmes.

L’un d’entre eux, baptisé « Iris », aura vocation à succéder aux satellites d’observation optique CSO dédiés à la défense et à la sécurité, dont le premier a été mis en orbite en décembre dernier. La ministre avait par ailleurs évoqué le lancement d’un autre programme, du nom de « Céleste », destiné à succéder aux satellites CERES de renseignement d’origine électromagnétique (ROEM).
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