28 Mars 2011- 28 Mars 2019, Duekoue Carrefour

C’était il y a huit ans…28 Mars 2011- 28 Mars 2019, à Duekoue carrefour, Le massacre de 800 (chiffre officiel) wé, débutait. Chiffre certainement en dessous de la réalité, car les disparus pris en compte n’ont pas toujours des corps retrouvés. Et l’ONUCI a enterré des corps sans tenir de véritable comptabilité.

Juste un rappel…

Le MondeAfrique
A Duékoué, le choc d’un massacre de grande ampleur en Côte d’Ivoire
Une semaine après les bilans discordants sur les événements des 29 et 30 mars à Duékoué, dans l’ouest du pays, les humanitaires s’accordent pour évoquer un cas « exceptionnel ».

Un corps brûlé découvert à Duékoué après le massacre des 29 et 30 mars 2011.

Le 1er avril, un court communiqué du Comité international de la Croix-Rouge (CICR) indiquait : « Au moins 800 personnes auraient été tuées le 29 mars lors de violences intercommunautaires dans le quartier Carrefour de la ville de Duékoué, dans l’ouest du pays. » Depuis début décembre et le refus du président sortant Laurent Gbagbo de reconnaître la(soit disant victoire) à la présidentielle de son rival Alassane Ouattara – victoire reconnue(uniquement) par la communauté internationale –, les violents affrontements entre les deux camps ont fait de nombreuses victimes. Mais jamais une ONG n’avait alerté sur l’exécution d’un si grand nombre de personnes en si peu de jours, justifiant l’emploi du terrible terme de « massacre ».

« Le CICR ne fait pas ce genre de communiqué à la légère, il est très rare que nous donnions des chiffres. Si l’on parle d’au moins 800 victimes, c’est parce que nous étions à Duékoué le 31 mars et le 1er avril, et que ce sont nos équipes qui ont ramassé les corps, soit dans les maisons, soit à l’extérieur, pour les enterrer dans la dignité. Donc nous les avons comptés », précise Steven Anderson, un porte-parole du CICR, mettant de l’ordre dans les bilans disparates, allant d’une centaine de morts à plus d’un millier, diffusés par les ONG et les Nations unies depuis samedi. « Nous sommes devant un cas exceptionnel et une situation particulièrement choquante », ajoute-t-il. Un effroi partagé par tous les humanitaires qui ont eu connaissance des faits.

« S’il s’agit bien, comme c’est en train de se préciser, d’exécutions sommaires en masse commises en seulement deux jours, mardi 29 et mercredi 30 mars, on est vraiment devant un massacre de grande ampleur. Nos différentes sources sur le terrain ont dénombré à ce jour 816 morts. Mais on continue à découvrir des corps », explique Florent Geel, responsable Afrique à la Fédération internationale des droits de l’homme (FIDH). « Ce n’est pas les 5 000 morts par jour du conflit rwandais, mais c’est vraiment très important. Pour vous donner un ordre d’idée, le massacre du stade de Conakry, en Guinée, qui avait choqué le monde entier en 2009, déclenché une enquête et provoqué la transition politique, c’est 157 morts », indique-t-il.

TRI ENTRE LES HOMMES ET LES FEMMES

Si les informations restent encore parcellaires et les interlocuteurs très prudents dans les informations qu’ils distillent, en raison de l’extrême tension qui règne encore dans cette région de la Côte d’Ivoire sujette aux conflit inter-ethniques, toutes les sources s’accordent sur le fait que la plupart des victimes sont de sexe masculin. Des hommes et des garçons, parfois âgés de trois à cinq ans. Ce qui confirmerait le récit de survivants qui racontent comment les bourreaux ont fait un tri, séparant les hommes des femmes. Certaines victimes ont été tuées par balle, d’autres à la machette, frappées ou brûlées vives. La majorité appartiendrait à l’ethnie Guéré, mais pas toutes.

Terrorisés par la violence des massacres commis parfois sous leurs yeux, et la crainte qu’il y en ait d’autres, les rescapés et la plupart des habitants de la zone ont fui leurs maisons et leur quartier, pour se regrouper dans une mission catholique, à Duékoué. « C’est un endroit qui doit faire 800 mètres de long sur 800 mètres de large, où 30 000 personnes sont entassées dans des conditions d’insalubrité terrible », s’inquiète sur place François Danel, directeur général de l’ONG Action contre la faim. Une situation qu’il détaillait dans une vidéo tournée par et pour l’ONG, le 3 avril.

Au lendemain du communiqué du CICR, et contrairement à toutes les ONG qui se sont refusées à désigner clairement un responsable du massacre, la mission des Nations unies en Côte d’Ivoire a affirmé que « la plupart » des victimes avaient été « exécutées par les ‘dozos’ [chasseurs traditionnels du Nord] des FRCI [Forces républicaines de Côte d’Ivoire] », pro-Ouattara. « Il faut faire attention à ne pas tout lire à travers le conflit post-électoral. La région de Duékoué a déjà connu des massacres en 2005, c’est une région sujette aux conflit ethniques depuis très longtemps. Il faut découpler les enjeux locaux de l’enjeu national », met en garde François Danel. La FIDH évoque ainsi plusieurs responsables possibles dont un « coupeur de route », le chef d’une bande armée localisée dans un parc national à côté de Duékoué dont il resterait à prouver qu’il ait agi pour le compte des FRCI.

Jeudi, les humanitaires, prudents, appelaient de leur vœux une enquête indépendante, pariant que la situation, dans la région, mettrait du temps à se détendre, et les rescapés, à rentrer chez eux.
Priam Pioli Pio
, qui pour aérer et expliciter le texte a rajouté des parenthèses

L’image contient peut-être : 5 personnes, barbe et lunettes_soleil

CÔTE D’IVOIRE :  » DES CRIMINELS LIBRES ET ARMÉS  »

triste anniversaire, heureusement que le gouvernement sans relâche recherche les coupables!!!

Source: Le Pointsur.com

Mille à deux mille morts, selon le journaliste de l’Observateur Jean-Paul Mari. Plus de 800 selon la Croix Rouge qui en a été le témoin direct. Les images existent: on y voit les hommes et des adolescents allongés dans l’herbe, leurs papiers d’identité posés à côté d’eux. Ils appartiennent tous à l’ethnie Guéré, réputée pour être pro-Gbagbo, mais défendant d’abord leur terre face à une armée venue du nord du pays, celle constituée autour des forces du chef rebelle Guillaume Soro avec des chasseurs traditionnels Dozos, souvent maliens, et de supplétifs étrangers, notamment burkinabés, pour chasser Laurent Gbagbo du pouvoir et y porter Alassane Ouattara.

Ces hommes ont été exécutés d’une balle dans la tête, ou d’un coup de machette. Les forces de l’Onu étaient dans les parages, comme les troupes françaises dont les hélicoptères tournaient dans le ciel, mais elles ont laissé faire ce massacre ethnique sans intervenir.
Loss, autrement appelé Cobra, est directement impliqué dans le massacre de Duékoué. Il dirigeait en effet les opérations sur le terrain fin mars 2011. Amadé Ouérémi, un petit seigneur de guerre de nationalité burkinabé, arrêté en 2013, et soupçonné d’avoir été l’un des principaux exécutants de ce Srebenica ivoirien, a mis directement en cause Loss qui lui a fourni des armes de guerre, des tenues militaires, et des instructions de combat.

La Côte d’Ivoire est loin d’être tirée d’affaire. Une dizaine de milliers d’ex-combattants, parfois venus de pays voisins, n’ont pas encore rendu leurs armes. Des chasseurs traditionnels dozos font régner leur loi dans des villages. Dans l’Ouest, les Guérés continuent d’être spoliés de leurs terres. Et Blaise Compaoré, le parrain de la rébellion ivoirienne et le gendarme de la France dans cette région de l’Afrique, chassé du pouvoir par son peuple, s’est désormais installé au bord de la lagune dans une grande villa avec piscine et salle de sport, non loin de celle où Ouattara a établi sa résidence présidentielle.

De Kipre Zelega

#No #Rezopanacom